Les salariés sont les dindons de la farce de la mondialisation
Depuis les années 1980, nous assistons à une véritable surenchère de libéralisation des échanges (au-delà de 230 traités de libre échange et 2300 traités d’investissement bilatéraux dans le monde) qui s’est accompagnée d’une baisse généralisée des revenus pour 80% de la population, avec en prime une augmentation du travail précaire» (source: Mondialisation et délocalisation d’emplois, Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), page 3).
Pour l’économiste Jean-Luc Gréau qui a été analyste à la commission des finances du Conseil National du Patronat Français, le CNPF, puis responsable de la communication, et par la suite chargé des relations avec le Parlement au MEDEF, cette baisse généralisée des revenus est même la cause fondamentale de la crise financière actuelle. Faute de revenus à la hausse, les consommateurs se sont de plus en plus endettés en soutenant une économie dont le fonctionnement enrichissait une minorité (France culture, L’esprit public, émission thématique — Invité : Jean-Luc Gréau.
Bref, il faut revoir de fond en comble le fonctionnement de l’économie pour assurer une meilleure redistribution de la richesse.

“…qui s’est accompagnée d’une baisse généralisée des revenus pour 80% de la population…”
Ce n’est pas ce qui est marqué dans le document que tu cites. Ce qui est marqué, c’est que l’enrichissement de 80% de la population a été plus faible que l’enrichissement de 20% de la population, ce qui fait baisser la part relative du revenu de ces 80%.
À pouvoir d’achat constant, on pourrait imaginer que tout le monde s’enrichit. Malheureusement on a plutôt assisté à une baisse du pouvoir d’achat.