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Crise d’abstentionnite aigüe

Per­sonne ne peut se réjouir du taux de par­ti­ci­pa­tion à l’élection d’hier au Qué­bec. Certes, le chef libé­ral Jean Cha­rest a rem­porté une mince vic­toire et gagné son pari, mais il aura été le grand res­pon­sable d’une cui­sante défaite pour la démo­cra­tie. Cer­tains se sont abs­te­nus par convic­tion (Un blogue, une abs­ten­tion), mais la grande majo­rité de ceux qui n’ont pas voté l’ont fait parce qu’ils n’en vou­laient tout sim­ple­ment pas de cette élec­tion. Plus de 43,8% d’abstention ! Il faut recu­ler de plus de huit décen­nies pour voir une telle désaf­fec­tion à une élec­tion qué­bé­coise. À l’époque, c’est aussi le parti libé­ral qui l’avait emporté. Tous nos dépu­tés sont aujourd’hui inves­tis d’une lourde res­pon­sa­bi­lité : redon­ner aux Qué­bé­cois le goût de se dépla­cer pour voter, peu importe la tem­pé­ra­ture qu’il fera dans quatre ans.

Un point posi­tif: la vic­toire d’Amir Kha­dir. QS fait sont entrée à l’Assemblée natio­nale où se fera entendre une voix pro­po­sant une société pla­çant la soli­da­rité au cœur de ses choix collectifs.

Jean-Jacques Rous­seau serait abs­ten­tion­niste
Pour­quoi s’abstenir?
Le droit de vote et le droit de ne pas voter


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