Quand la Ville de Québec prendra-t-elle le train des nouvelles infrastructures?
Monsieur Labeaume veut faire de Québec «la ville la plus attrayante et la plus performante au pays d’ici quinze ans» (Radio-Canada). Ce matin, j’ai reçu encore une fois par la poste le Bulletin municipal de la Ville que je souhaite recevoir électroniquement, et je me suis dit qu’il y avait vraiment du chemin à faire du côté de l’utilisation des nouvelles technologies par ma ville, en commençant par l’ajout à son vocabulaire de la notion d’infrastructures technologiques.
Imaginons un instant que dans quinze ans les infrastructures actuelles aient été remises à neuf. Qui entretemps se sera assuré que Québec aura les infrastructures pour profiter pleinement du potentiel pour les affaires, pour la culture, pour les communications personnelles et publiques, pour la démocratie municipale qui s’offre à nous grâce aux communications numériques?
Déjà des villes comme Trois-Rivières, Sherbrooke, de nombreuses villes américaines aussi, ont entrepris de se doter d’un réseau de fibre optique pour pouvoir déployer sur leur territoire le très haut débit. À Québec, ça ressemble plutôt à la fameuse strophe : «Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?»
À ce rythme, nous serons tous cocus dans quinze ans, les entreprises innovantes ayant succombé sous les charmes des autres prétendants à la prospérité économique dans un monde de plus en plus hyperconnecté.
De même, l’usage personnel des nouvelles technologies pour se divertir, pour communiquer avec parents et amis, pour nos transactions bancaires et autres, pour participer — pourquoi pas — à la vie démocratique de la ville où nous demeurons, sera encore à l’ère de la haute vitesse alors qu’ailleurs d’autres auront accès à beaucoup plus de possibilités qu’offre le très haut débit parce que la fibre optique aura été déployée à la grandeur de leur municipalité.
On pourra toujours se consoler en admirant le bel asphalte neuf sur nos rues.
Les années Lumière (Radio-Canada) Le pipeline informatique.
