Le maire Labeaume achète à la caisse du Red Bull, un produit nocif pour la santé
Le geste en fait sursauter plusieurs en début de semaine. Régis Labeaume termine son intervention pour sauver le Red Bull Crashed Ice une canette du commanditaire à la main. Il invite la population à acheter en masse la boisson Red Bull. Les médias nous apprennent qu’il a bel et bien acheté sa caisse aujourd’hui. Le problème, c’est que la ministre de la Santé de la France Roselyne Bachelot a de son côté conseillé aux parents de boycotter le produit pas plus tard qu’en juillet dernier.
La boisson énergisante Red Bull n’a pas bonne presse auprès des autorités sanitaires. Voici l’essentiel de sa déclaration : «Le Red Bull est une boisson qui n’a aucun intérêt en termes énergétiques (…), qui n’a aucun intérêt nutritionnel et qui a des dangers importants ». « Je conseille aux parents, par mesure de précaution, de boycotter le Red Bull» (Santé : Le Red Bull serait dangereux pour les enfants et les femmes enceintes). La boisson est même sous la haute surveillance de l’Institut national de veille sanitaire à la demande de la ministre. C’est son collègue ministre de l’économie qui en a autorisé la vente en France.
L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (l’Afssa), refusait de donner son aval à la vente de la boisson en France. Il faut dire que des cas problèmes ont été rapportés par les antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) français, certains buveurs manifestant de graves troubles liés à la consommation de cette boisson qui comporte des surdoses de substances aux noms aussi évocateurs que taurine et D-glucuronolactone : agitation, tachycardie et problèmes digestifs (Red Bull 1 – France 0). Comme l’écrivait le Nouvel Observateur (La charge de Red Bull), « Les intérêts commerciaux ont pris le pas sur le principe de précaution…»
Le Nouvel Observateur précise aussi que «les rats de laboratoire sous Red Bull s’automutilent…»
La France a cédé sous la menace d’une condamnation par l’Union européenne au nom de la libre circulation des marchandises. Cela ne vous rappelle-t-il pas l’ALÉNA qui permet aussi aux entreprises de poursuivre les gouvernements qui entravent la libre circulation des marchandises au nom de la santé publique? Une poursuite de plus de 300 millions d’Euros avait été intentée par Dietrich Mateschitz.
L’ironie du sort veut que le Red Bull Crashed Ice soit menacé de disparition à la suite d’une poursuite judiciaire.
