Les médias nous trompent parfois. Les autres fois, nous nous trompons nous-mêmes.

Par respect pour mes amis du Canada

Hier, je n’ai pas écrit que je n’avais pas la tête à la Fête, pour ne pas indis­po­ser nos amis du Canada; beau­coup moins en fait cette année que les autres années. Avouez que pour l’indépendantiste plus convaincu que jamais que je suis, le 1er juillet est plu­tôt dur à ava­ler ces temps-ci. Le mou­ve­ment indé­pen­dan­tiste en arrache.

Pour­tant, nous aurions tant de rai­sons de récu­pé­rer tous nos reve­nus publics et de faire tous nos propres choix. Pen­dant ce temps, Fran­çois Legault choi­sit de par­tir en lais­sant un tes­ta­ment bien amer, très pro­vin­cia­liste.

Legault ne s’en explique même pas sur son site. Mais le plus triste est ce petit bout de phrase qu’il a laissé échap­per à pro­pos de l’absence de pro­grès de la sou­ve­rai­neté: «le fruit n’en finit plus de mûrir». Voilà bien tout le drame du Parti Qué­bé­cois: attendre que le fruit mûrisse. Pen­dant ce temps, on a une moi­tié d’État qui est pris avec une colonne «dépenses» plus élevée que la colonne «reve­nus» et on n’en conti­nue pas moins de s’autoflageller. Pour­quoi faut-il que les pires coups viennent des rangs des sou­ve­rai­nistes? With Friends like that… me répond l’écho venant d’Ottawa.


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