Québec bientôt ville ouverte?
Ce titre évoque une certaine liberté, mais il ne s’agit pas de la liberté que vous imaginez
En fait, le titre de ce billet est plutôt une traduction littérale de l’expression «Open City». Au Canada, Vancouver est la dernière en lice à avoir voté une «Open motion». Vancouver se joint ainsi à des villes telles Nanaimo, Toronto, Washington, D.C et San Francisco.
L’idée est toute simple: offrir les données municipales dans un format qui permet aux citoyens et même aux entreprises d’exploiter pleinement celles-ci (tout en protégeant évidemment les données à caractère personnel). Or, des citoyens qui peuvent exploiter les données recueillies par leur municipalité, ce sont aussi des citoyens qui ont le potentiel de contribuer au développement d’un esprit beaucoup plus critique envers le fonctionnement de celle-ci, au bout du compte des citoyens plus libres parce que leur ville est plus ouverte.
David Eaves (eaves.ca) qui m’aura permis de découvrir le mouvement en faveur de villes qui pensent comme le Web (http://thinkliketheweb.org/), voit au moins trois possibilités résultant de la motion votée par Vancouver:
- Permettre aux «citoyens programmeurs» (Dieu sait qu’il y en a ici à Québec
de développer de nouveaux services et de nouvelles applications. - Élargir le champ d’analyse des décisions prises par l’administration (pour les initiés: Tapping into the long tail of public policy analysis) et donc la possibilité de trouver des alternatives plus efficiente et moins coûteuse à certaines de ces décisions.
- Offrir des opportunités d’affaires et par ricochet attirer à Vancouver des talents.
Le Maire de Québec rêve de faire du quartier Saint-Roch un carrefour international de la culture et des technologies. Qu’on nous permette de rêver d’une ville qui sorte enfin de sa torpeur informatique et qui ouvre les vannes d’une démocratie renouvelée grâce aux nouvelles technologies.
Fast Tube by Casper
En complément: City of Vancouver Archives on Youtube.

Ça me semble une très belle initiative, respectueuse des principes de la démocratie. En effet, comment un citoyen peut espérer exercer pleinement et efficacement son droit démocratique s’il n’a pas accès aux informations et données nécessaires à un tel exercice?
J’ajoute que ça donnerait le signal que Québec n’est pas techno qu’à sens unique.
Allez lire ce billet de Pierre Chicoine (bibliofusion) qui avait vu l’initiative de Vancouver en mai dernier: http://bit.ly/jpWrS
Je viens de voir queYann Sadok de Québec (Web, logiciels libres et analyses d’affaires) avait aussi signalé l’initiative de Vancouver en mai dernier http://bit.ly/1Nx3W