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cause toujours !

Sommes-nous vraiment coupables du réchauffement climatique?

Date: 2009/07/28

Pro­fi­tant d’une des rares jour­nées enso­leillées de l’été, j’ai pris mon iPod touch et je suis sorti en direc­tion des Plaines d’Abraham. Je ne savais pas que j’allais écou­ter une émis­sion qui allait ébran­ler mes convic­tions. Dans cette émis­sion, David Cay­ley -Ideas (CBC radio) — rece­vait Law­rence Solo­mon. Au fil de la conver­sa­tion, je devais apprendre qu’un nombre crois­sant de scien­ti­fiques remettent en ques­tion les idées reçues sur le chan­ge­ment climatique.

Solo­mon, s’appuyant sur ces remises en ques­tion, fait la démons­tra­tion que plu­sieurs failles scien­ti­fiques existent dans la théo­rie de l’effet de serre. Mal­gré ces failles mises en évidence par des scien­ti­fiques de renom, sous l’impulsion notam­ment d’Al Gore, le fait que la tem­pé­ra­ture aug­mente [ce qui n’est pas faux mais pour­rait bien être d’origine externe à la Terre (les cycles solaires), selon une autre thèse] et que cette aug­men­ta­tion est due au CO2 que nous émet­tons dans l’atmosphère, est devenu pra­ti­que­ment irréfutable.

Pré­tendre que les scien­ti­fiques du groupe inter­gou­ver­ne­men­tal sur l’évolution du cli­mat (GIEC) pour­raient s’être trompé équi­vaut à com­mettre une hérésie.

Aucune théo­rie scien­ti­fique ne devrait béné­fi­cier d’un tel trai­te­ment de faveur. Or, les médias ont emboîté le pas et font très peu écho aux cri­tiques, ce qui aurait pour­tant le mérite de for­cer la com­mu­nauté scien­ti­fique qui la sou­tient à s’expliquer à pro­pos des sérieuses failles dans cette théorie.

Mais ce n’est même pas le plus trou­blant de ce que j’ai entendu. À la qua­ran­tième minute, Solo­mon explique en effet à Cay­ley com­ment la lutte au réchauf­fe­ment cli­ma­tique est deve­nue l’une des pires causes de pol­lu­tion mon­diale. Des forêts entières d’eucalyptus — un arbre qui a la pro­priété de cap­ter de grande quan­tité de CO2 — rem­placent en ce moment les forêts natu­relles à cause de cette lutte. De nom­breux pay­sans des pays pauvres perdent aussi leurs lopins de terre qui sont rem­pla­cés encore là par des forêts d’eucalyptus. D’immenses bar­rages hydro-électriques sont aussi pla­ni­fiés qui vont détruire de vastes régions.

Salo­mon finit par mettre le doigt sur le bobo: les inté­rêts finan­ciers. Le mar­ché du car­bone est une véri­table poule aux oeufs d’or pour les mar­chés financiers.

Dire qu’on avait déjà le green­wa­shing pour s’inquiéter.

En com­plé­ment:
Law­rence Solo­mon: A pri­mer for glo­bal war­ming deniers.


Filed under: Environnement
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30 Comments

  1. Claude LaFrenière (2 comments) says:

    Il est gran­de­ment temps de remettre les choses à leur place en ce qui concerne les pro­blèmes com­plexes du cli­mat et de ses variations.

    D’abord en dis­tin­guant ce qui res­sort des dis­cus­sions scien­ti­fiques d’avec les idéo­lo­gies écolo­gistes tenus par des gens qui n’ont aucun res­pect pour les exi­gences des sciences et ne se servent de ces der­nières que comme sup­port à des croyances irra­tion­nelles: grat­tez l’écologiste et vous trou­ve­rez l’anticapitaliste pri­maire avec le refus de la moder­nité et tout le bataclan…

    His­to­ri­que­ment il y a eu des chan­ge­ments cli­ma­tiques majeurs, les plus connus étant les ères gla­cières. Il est assez curieux qu’on n’ait pas encore sai­sit que cela implique qu’entre les ères gla­cières, des périodes de réchauf­fe­ment cli­ma­tiques ont eu lieu ET en l’absence de socié­tés indus­trielles ou même de socié­tés humaines tout court.

    Toute théo­rie expli­ca­tive des varia­tions cli­ma­tiques doit tenir compte de cette his­toire du cli­mat ce qui ne semble pas du tout le cas avec les hypo­thèses à la mode.

    Que les socié­tés humaines et en par­ti­cu­lier la société indus­trielle moderne ait un impact sur le cli­mat est indé­niable de la même façon que ces socié­tés ont un impact géo­gra­phique mais pas géo­lo­gique! Les popu­la­tions humaines peuvent bien, par exemple, modi­fier de façon consi­dé­rable la flore d’une région mais il serait ridi­cule d’affirmer qu’elles ont aussi un impact sur les mou­ve­ment des plaques tec­to­niques ou les trem­ble­ments de terre. L’hypothèse selon laquelle la société moderne est le fac­teur prin­ci­pal du chan­ge­ment cli­ma­tique doit être prouvé et non tenu pour une pré­misse indiscutable.

    Et par ana­lo­gie, n’en va-t-il pas de même avec la météo (les micro-climats) et le cli­mat glo­bal de la pla­nète. C’est une hypo­thèse qui n’est pas à reje­ter du revers de la main uni­que­ment parce qu’elle déplaît…

    Lorsque des pro­blèmes com­plexes se pré­sentent, il est rare que des théo­ries toutes faites et défi­ni­tives se trouvent sur le champs: le cas de l’épidémie de sida en est un exemple… Pour­quoi alors, en ce qui concerne les chan­ge­ments cli­ma­tiques y a-t-il (appa­rem­ment) une “théo­rie” qui pré­tend expli­quer et en si peu de temps les tenants et abou­tis­sants de cette affaire? Assez étrange: tel­le­ment qu’on est en droit de se deman­der s’il n’y aurait pas quelque fumis­te­rie dans le paysage…

  2. Michel Monette (128 comments) says:

    Tout à fait. Solo­mon sou­ligne d’ailleurs dans l’entrevue que les GIEC a comme man­dat de n’analyser que les effets du com­por­te­ment humain sur le cli­mat. Pour­quoi ne pas avoir intro­duit dans leur modèle les causes externes à la pla­nète tels l’activité solaire et le rayon­ne­ment cos­mique? Par ailleurs, comme je le signa­lais sur Twit­ter, un géo­lo­giste renommé conteste la thèse du réchauf­fe­ment pla­né­taire causé par les humains http://bit.ly/qvgaJ Je ne crois pas que le GIEC soit au coeur d’une fumis­te­rie mais par ailleurs pour com­prendre com­ment un dis­cours devient domi­nant, il faut en pre­mier lieu savoir qui a inté­rêt à ce qu’il le soit.

  3. Michel Monette (128 comments) says:

    Essaie de Disqus

  4. Michel Monette (128 comments) says:

    Dis­qus désac­tivé. Ralen­tis­sait énor­mé­ment mon blogue.

  5. michelmo (13 comments) says:

    Essai de Dis­qus sur mon blogue. Pra­tique pour pos­ter sur Twit­ter en même temps que commenter.

  6. Claude LaFrenière (2 comments) says:

    À pro­pos de Dis­qus… Il existe une alter­na­tive qui marche par­tout et est acces­sible “nati­ve­ment” sur les blogs Word­Press: CoComment de Sun Micro­sys­tem. Pour l’utilisateur il suf­fit d’ouvrir un compte (gra­tos) chez CoComment et d’utiliser l’extension Firefox…

    http://picasaweb.google.com/lh/photo/V3nQ0crE00M5RUOS3_3KxA?feat=directlink

    Ref.: http://www.cocomment.com/

    :)

  7. Michel Monette (128 comments) says:

    @climenole Alter­na­tive ins­tal­lée, merci ;-)

  8. Pierrot Péladeau (2 comments) says:

    J’ai écouté cette excel­lente entre­vue avec Solo­mon. Merci de l’avoir signalé.

    Cepen­dant, je n’y ai entendu stric­te­ment rien de ce que laisse entendre le billet de Michel Monette. En fait, ce billet tombe exac­te­ment dans le même piège que dénonce Salo­mon, à savoir l’incapacité des médias de rendre cor­rec­te­ment compte des avan­cées et débat d’une science embryon­naire por­tant sur un phé­mo­nène qui sera pré­vi­sible, mais ne peut actuel­le­ment l’être du fait de sa com­plexité actuel­le­ment mal comprise.

    Contrai­re­ment à ce que laisse entendre le billet, la per­sonne qui suit, ne serait-ce que de loin, le déve­lop­pe­ment de la cli­ma­to­lo­gie n’y appren­dra stric­te­ment rien. Le double effet de la com­bus­tion du char­bon, l’effet du soleil, le désastre de la mono­cul­ture de l’Eucalyptus, le fait que le CO2 est loin d’être le plus impor­tant des gaz à effet de serre, les débats entre scien­ti­fiques, la conne­rie de la courbe en forme de bâton de hockey : tout cela a été abordé — et plus d’une fois — dans des émis­sions comme Les années-lumière ou Quirks and Quarks ou dans les dépêches publiés dans les quo­ti­diens comme La Presse ou Le Devoir. Les rap­ports même du GIEC (que j’ai lu) abordent ces ques­tions, comme le sou­ligne Solo­mon lui-même.

    Deuxiè­me­ment — et c’est la ques­tion cen­trale sou­levé par Solo­mon -, s’il y a un nombre crois­sant de scien­ti­fiques qui remettent en ques­tion en ques­tion les idées reçues sur le chan­ge­ment cli­ma­tique, il faut pré­ci­ser qu’il s’agit des sim­pli­fi­ca­tions dans le récit des grands médias et poli­tiques sur le chan­ge­ment cli­ma­tique. Or, ce n’est pas en échan­geant un récit sim­pli­fi­ca­teur pour un autre qu’on fait avan­cer le débat. Au contraire !

    Plus j’écoutais l’entrevue, plus ce billet me met­tait en colère car je dois moi-même me battre quo­ti­dien­ne­ment de manière simi­laire avec les jour­na­listes et cer­tains de mes col­lègues contre la sim­pli­fi­ca­tion. Le cas le plus récent est celui du rédac­teur de la revue Rela­tions qui est revenu à la charge plu­sieurs fois parce qu’il ne pou­vait admettre que l’article qu’il m’avait com­mandé sur la bio­mé­trie puisse avan­cer la pos­si­bi­lité et la réa­lité d’applications autant éman­ci­pa­trices que liberticides.

    Mais il semble que les récits publics ont des pro­blèmes avec la réa­lité. Il faut sim­pli­fier et clas­ser les argu­ments comme ser­vant un camp ou l’autre. Or, c’est la nature même d’une théo­rie scien­ti­fique que d’énoncer com­ment elle peut être réfu­tée. Ce n’est pas parce que Kepler avance que les orbites des pla­nètes sont ellip­tiques plu­tôt que cir­cu­laires qu’il devient oppo­sant à la théo­rie de Coper­nic, bien au contraire ! Sauf que nos médias titre­raient volon­tiers : l’éminent Kepler remet en cause la théo­rie de ce Coper­nic qui affirme que la Terre tourne autour du Soleil.

    La réa­lité en matière de recherche sur le chan­ge­ment cli­ma­tique est que, par exemple, oui, le GIEC ne pou­vait finan­cer des recherches sur le rôle du soleil, mais que, paral­lè­le­ment, le finan­ce­ment de ces recherches n’a jamais été aussi grand pré­ci­sé­ment à cause de la prio­rité donné à la com­pré­hen­sion du chan­ge­ment cli­ma­tique. La réa­lité est qu’il y a consen­sus sur le fait que le soleil a un rôle, mais que per­sonne ne peut démon­trer clai­re­ment lequel exac­te­ment et que cela pren­dra pro­ba­ble­ment des décen­nies pour avoir des réponses.

    Solo­mon ne conteste pas la réa­lité des chan­ge­ments cli­ma­tiques, ni la quasi tota­lité des scien­ti­fiques qu’il a inter­viewé. S’il ne s’agissait que d’un débat scien­ti­fique ne concer­nant les orbes célestes, il « n’y aurai rien là ». Tout le pro­blème tient au fait que l’Humanité vient tout juste de prendre conscience de
    a) l’existence d’un réchauf­fe­ment en cours dont nous igno­rons encore l’essentiel ainsi que de
    b) l’existence de seuils cri­tiques de bas­cule dans des sys­tèmes com­plexes comme le cli­mat dont nous igno­rons où ils se trouve, alors que
    d) nous n’avons jamais été si nom­breux sur cette pla­nète, tout par­ti­cu­liè­re­ment à vivre dans des zones poten­tiel­le­ment à risque au moment pré­cis où les fron­tières n’ont jamais été si rigides, et que
    e) nous dis­po­sons déjà des moyens maté­riels pour influer sur le cli­mat d’une manière ou d’une autre.

    Dans le cas de l’arme ato­mique, nous avions toutes les don­nées en main, et nous avons heu­reu­se­ment su com­ment survivre.

    Ici, nous en savons juste assez sur l’existence du risque et ses consé­quences poten­tielles, mais pas encore assez sur la réa­li­sa­tion du risque, sur ses consé­quences et les moyens à prendre pour y échapper.

    La der­nière chose dont on a besoin, c’est de nous lais­ser aller dans la sim­pli­fi­ca­tion sur l’existence du pro­blème, sa nature, ses consé­quences et les moyens à notre dispositions.

  9. Michel Monette (128 comments) says:

    @ Pier­rot Péla­deau : mon erreur aura sans doute été de ne pas suf­fi­sam­ment pré­ci­ser que je rap­por­tais en gros les pro­pos de Solo­mon quand j’écrivais «pré­tendre que les scien­ti­fiques du groupe inter­gou­ver­ne­men­tal sur l’évolution du cli­mat (GIEC) pour­raient s’être trompé équi­vaut à com­mettre une héré­sie.» Il me semble avoir com­pris de ses pro­pos qu’il est très hasar­deux de contes­ter les idées émises par le GIEC au point de ris­quer de perdre des sub­ven­tions à la recherche. Comme citoyen, ça m’inquiète. Il me semble aussi avoir com­pris des pro­pos de Solo­mon que nous accor­dons trop d’importance au CO2 dans le réchauf­fe­ment pla­né­taire. Quand l’animateur lui a demandé grosso modo pour­quoi la lutte au CO2 a pris une telle impor­tance, il a fait le lien avec les inté­rêts financiers.

    Je com­prends votre colère mais mon pro­blème, c’est que les inté­rêts idéo­lo­giques et finan­ciers prennent le des­sus en ce moment. Il va y avoir un for­mi­dable res­sac si les gens prennent conscience qu’au bout du compte la lutte au réchauf­fe­ment cli­ma­tique aura été un for­mi­dable Eldo­rado. Il s’en trou­vera tou­jours pour souf­fler sur les braises. Com­ment empê­cher cela?

  10. Pierrot Péladeau (2 comments) says:

    Il me faut m’excuser pour le terme « colère ». J’exprimais ce que j’avais res­senti, mais le terme n’était pas nécessaire.

    Ce qui me choque, et ce qui doit inquié­ter les citoyens est l’inculture scien­ti­fique des jour­na­listes et poli­tiques en par­ti­cu­lier, et de la popu­la­tion en géné­ral. Elle explique tout ce que décrit Solomon.

    Pre­nons un rituel men­suel et sai­son­nier. Les médias demandent à un jour­na­liste recru un article sur les pré­vi­sions sai­son­nières. Au lieu de faire un tra­vail jour­na­lis­tique, la recrue va plu­tôt voir l’oracle. Il télé­phone à un météo­ro­logue puis rap­porte ser­vi­le­ment ses pro­pos en affir­mant « les météo­ro­logues pré­voient ». Le résul­tat est :
    a) un men­songe : si la recrue avait cher­ché confir­ma­tion jour­na­lis­tique, elle se serait rendu compte que, régu­liè­re­ment, les pré­vi­sions pour le Sud du Qué­bec d’Environnement Canada, de Météo Média, du Ser­vice de pré­vi­sions cli­ma­tiques de la Société de géo­gra­phie de la Mau­ri­cie (UQTR), de l’International Research Ins­ti­tute for Cli­mate and Society (UCo­lum­bia) et du Natio­nal Wea­ther Ser­vice des É.U. se contre­disent les unes les autres.
    b) ingno­rante des dépêches récem­ment publiées dans son propre média : ces deux der­nières semaines, les médias ont publié des dépêches d’agences sur le retour d’El Nino et sur une accal­mie plus longue et forte qu’habituellement de l’activité solaire (quasi absence de taches) qui, géné­ra­le­ment, s’accompagne d’un refroi­dis­se­ment notable de la tem­pé­ra­ture sur Terre (à tel point qu’elle pour­rait contre­ba­lan­cer tem­po­rai­re­ment la ten­dance au réchauf­fe­ment).
    Il me semble qu’il y aurait là matière à un article très inté­res­sant, et même plu­sieurs, non? Mais les jour­na­listes ne font géné­ra­le­ment pas leur tra­vail lorsqu’il s’agit d’interviewer les scien­ti­fiques. Lais­sant la popu­la­tion dans son inculture.

    D’où l’enfermement du débat public dénoncé par Salomon.

    Soyons clair, dans toutes les sciences et sur tous les sujets, il y a des jeux de pou­voir, d’argent et de répu­ta­tion. Ceux en cli­ma­to­lo­gie ne sont pas excep­tion­nels, au contraire. Il faut les mettre au jour sur tout sujet ayant un impact social.

    J’ai peu de crainte pour la recherche sur les chan­ge­ments cli­ma­tiques comme telle : cette recherche se fait dans toutes les direc­tions ima­gi­nables et les don­nées, sou­vent contra­dic­toires, sortent régulièrement.

    Ce qui m’inquiète, c’est effec­ti­ve­ment que le cra­choir sur les ques­tions de poli­tiques publiques n’est laissé qu’à ceux qui confortent un récit pré-écrit. Solo­mon dénonce des bonzes qui vont d’affirmations graves sans jamais avan­cer les don­nées sur les­quelles elles sont fon­dées. Mais pour mettre au jour ce jeu, il faut, notam­ment, que les jour­na­listes, les citoyens et le poli­tiques sortent de leurs igno­rance scien­ti­fique et de leur com­plai­sance envers les scientifiques.

    Le pro­blème est que les médias ont une nette pré­fé­rence à cam­per les inter­ve­nants en oppo­sant, ce qui fait que beau­coup de scien­ti­fiques qui refusent de jouer ce jeu pré­fèrent se taire. Ce qui laissent toute la place aux grandes gueules de part et d’autres, et la science dans l’ombre…

    Il m’arrive aussi sou­vent de refu­ser des entre­vues pour de sem­blables rai­sons. Pour reprendre l’exemple de la bio­mé­trie que je don­nais dans le com­men­taire pré­cé­dent, je me sou­viens d’une jour­na­liste qui sou­hai­tais me cam­per dans les « contre la bio­mé­trie » dans une sorte de match pour ou contre. Je lui ai répondu que dans un tel jeu, je sou­haite être compté parmi les « pour » puisqu’il y a plein d’applications posi­tives, et que ce sont ces der­nières qu’il faut favo­ri­ser. Mais comme cela ne cadrait pas dans le récit d’une oppo­si­tion entre tenants et oppo­sants, elle est aller cher­cher ailleurs une autre grande gueule qui pou­vait jouer le rôle à com­bler. Je ne crois pas que le public et les déci­deurs s’en sont retrou­vés mieux informés.

    Ima­gi­ner alors une scien­ti­fique face à un jour­na­liste qui vou­drait cam­per ses don­nées comme preuve contre l’existence du réchauf­fe­ment cli­ma­tique ou elle-même comme « deniers » pour reprendre le titre iro­nique de Solo­mon. Elle pré­fé­rera se taire et ne s’exprimer que dans des publi­ca­tions et col­loques ultraspécialisés.

    Bref, il n’y a pas de véri­table conspi­ra­tion contre des cri­tiques du réchauf­fe­ment cli­ma­tique anthro­pique, il y a seule­ment pas suf­fi­sam­ment d’espaces publics pour accueillir toute les nuances.

  11. Michel Monette (128 comments) says:

    Il faut être à la fois exi­geant envers les jour­na­listes et indul­gent envers la popu­la­tion. Dans les deux cas, la solu­tion passe par l’éducation. Com­ment apprendre à faire des choix éclai­rés tout en accep­tant que ces choix ne repo­se­ront pas sur des cer­ti­tudes abso­lues. Serons-nous capables d’adopter une telle pos­ture un jour?

    Par ailleurs, Solo­mon dénonce aussi ceux qui s’emploient à contrer sys­té­ma­ti­que­ment toute remise en ques­tion, si minime soit-elle, de la vision d’une catas­trophe mena­çant l’humanité. Or, il se trouve qu’effectivement les jour­na­listes sont deve­nus pares­seux et s’en remettent sou­vent aux infor­ma­tions trans­mises par les rela­tion­nistes (l’adjectif «pares­seux» n’est pas de moi mais de Laurent Laplante). Les tenants de la ligne des­si­née par Al Gore sont par­ti­cu­liè­re­ment actifs auprès des médias et même des nou­velles sources aux­quelle s’abreuvent les citoyens, tel Wiki­pe­dia (Wiki­pro­pa­ganda Spin­ning green. By Law­rence Solo­mon http://bit.ly/QvaUW ). Pour­quoi un tel zèle?

  12. […] 28 juillet der­nier, Michel Monette deman­dait : « Sommes-nous vrai­ment cou­pables du réchauf­fe­ment cli­ma­tique? » Pour ma part, comme je le dis tou­jours, dif­fé­rem­ment, je m’en fous un peu, là […]

  13. […] 28 juillet der­nier, Michel Monette deman­dait : « Sommes-nous vrai­ment cou­pables du réchauf­fe­ment cli­ma­tique? » Pour ma part, comme je le dis tou­jours, dif­fé­rem­ment, je m’en fous un peu, là […]

  14. François M. (1 comments) says:

    On nous trai­tait de fou et accu­sait les autres experts et scien­ti­fiques d’être de mèche avec les com­pa­gnies pétro­lières si on osait dire que les chan­ge­ments cli­ma­tiques ne sont pas cau­sés par l’homme. Mais on voit main­te­nant avec la tem­pé­ra­ture mon­diale qui se refroi­die depuis quelques années que toutes les pré­dic­tions et assomp­tions obte­nues par des modèles ordi­na­teurs incom­plets qu’ils se sont trou­vés être faux; que des failles irré­con­ci­liables sont pré­sents au coeur de la théo­rie du RC.

    C’est un tour de force pour nous taxer davan­tage, contrô­ler nos vie et nous dic­ter de consom­mer cer­tains pro­duits et pas d’autres, on nous passe des fausses solu­tions qui sont sou­vent pires que ce que nous avons déjà (http://les7duquebec.wordpress.com/2009/02/26/les-lampes-fluorescentes-compactes-lfc-toxiques/) et toutes une passe de cash pour ceux qui contrôlent les mar­chés du car­bone, comme Al Gore et Mau­rice Strong!!!
    Et cela nous détourne des vrais pro­blèmes envi­ron­ne­men­taux et de ses solutions.

    Au lieu de gas­piller notre argent à pen­ser qu’on peut affec­ter le cli­mat sur Terre, mieux vaut l’investir dans de vraies ave­nues du futur en terme d’énergie et de maté­riaux de consommation.

    - Mau­rice, Al & le Chi­cago Cli­mate Exchange
    http://les7duquebec.wordpress.com/2009/02/10/maurice-al-le-chicago-climate-exchange/

    - Ça donne froid…
    http://les7duquebec.wordpress.com/2008/11/25/ca-donne-froid/

    - The Green Agenda
    http://www.green-agenda.com/

  15. […] tiens à remer­cier Pier­rot Péla­deau d’avoir pris le temps de com­men­ter lon­gue­ment Sommes-nous vrai­ment cou­pables du réchauf­fe­ment cli­ma­tique?. Je demeure scep­tique face dis­cours domi­nant, tout en accep­tant avec humi­lité le reproche […]

  16. Pascal Lapointe (7 comments) says:

    Pour com­plé­ter les com­men­taires de M Péla­deau, il faut sou­li­gner que l’affirmation vou­lant que “un nombre crois­sant de scien­ti­fiques nient le réchauf­fe­ment cli­ma­tique”, est un mythe. Pour en savoir plus sur ce mythe, on peut com­men­cer par ici:
    http://www.newscientist.com/article/dn11654-climate-myths-many-leading-scientists-question-climate-change.html
    ou ici:
    http://www.realclimate.org/index.php/archives/2004/12/just-what-is-this-consensus-anyway/

  17. Michel Monette (128 comments) says:

    @ Pas­cal Lapointe : je ne sais pas que répondre. Au temps de Gali­lée, 2,6% des savants devaient croire que la Terre n’est pas au centre de l’Univers. À écou­ter Solo­mon, j’ai tout de même l’impression que plu­sieurs dans la com­mu­nauté scien­ti­fique mon­diale remettent en ques­tion cer­taines des «cer­ti­tudes» sur les causes du réchauf­fe­ment cli­ma­tique, ce qui est une bonne chose. la science a hor­reur des dogmes ;-)

  18. Michel Monette (128 comments) says:

    Petite pré­ci­sion pour Pas­cal : j’ai écrit «un nombre crois­sant de scien­ti­fiques remettent en ques­tion les idées reçues sur le chan­ge­ment cli­ma­tique» ce qui est une nuance par rap­port à “un nombre crois­sant de scien­ti­fiques nient le réchauf­fe­ment cli­ma­tique”. Sou­vent en com­mu­ni­ca­tion, le pro­blème vient de ce qu’on lit ce qu’on croit et non ce qu’on voit ;-)

  19. Pascal Lapointe (7 comments) says:

    Michel: avez-vous lu les articles que j’ai mis en lien? Ils citent des sources, eux. Solo­mon n’en cite aucune lorsqu’il pré­tend qu’un nombre crois­sant de scien­ti­fiques nient ou remettent en ques­tion, whatever.

    Par ailleurs, il ne faut pas uti­li­ser le mot dogme à toute les sauces. La “croyance” en la gra­vi­ta­tion est-elle un dogme? Le fait que l’eau gèle à zéro degré est-il un dogme? Et avez-vous véri­fié ce qu’il en est du réchauf­fe­ment cli­ma­tique? Com­ment se valide une infor­ma­tion scien­ti­fique, au 21e siècle, à votre avis? Par une simple accu­mu­la­tion d’opinions?

    • momichel (73 comments) says:

      J’ai lu les articles oui. Solo­mon a cité plu­sieurs noms dans l’entrevue mais il a sur­tout voulu dénon­cer le fait que des scien­ti­fiques se font accu­ser de “deniers” parce qu’ils remettent en ques­tion non pas le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, mais cer­taines hypo­thèses scien­ti­fiques émises pour l’expliquer. Il me semble que c’est là une approche dog­ma­tique, uti­li­sée par ceux “qui confortent un récit pré-écrit” comme le dit Pier­rot Péla­deau. Je com­prends et j’accepte tout à fait la cri­tique sur le dan­ger de tom­ber dans le piège de la sim­pli­fi­ca­tion, donc de faire comme eux, mais je crois aussi que la com­plexité ne jus­ti­fie pas l’approche mer­can­tile actuelle du pro­blème. Moi ce que je crois com­prendre, c’est qu’il y a des gaz à effet de serre beau­coup plus dan­ge­reux que le CO2 et que d’autres causes non liées aux gaz à effets de serre pour­raient même jouer un rôle plus impor­tant qu’on ne l’estime en ce moment. Par ailleurs, quand je vois s’étendre la mar­chan­di­sa­tion du CO2, ça m’inquiète. Les impli­ca­tions de cette mar­chan­di­sa­tion pour le déve­lop­pe­ment futur des pays pauvres sont consi­dé­rables. Eux sont vrai­ment pié­gés parce que d’une part ils risquent de subir les pires consé­quences du réchauf­fe­ment et que d’autre part la tech­no­lo­gie pour pro­duire moins de gaz à effet de serre (que ce soit du car­bonne ou d’autres gaz) coûte un bras qu’ils n’ont pas jus­te­ment. Ce n’est vrai­ment pas simple comme problématique.

  20. Pascal Lapointe (7 comments) says:

    Vous dites: je crois aussi que la com­plexité ne jus­ti­fie pas l’approche mer­can­tile actuelle du pro­blème. Tout le monde est d’accord là-dessus, mais désolé, cela n’a rien à voir avec l’affirmation sui­vant laquelle “de plus en plus de scien­ti­fiques nient ou remettent en ques­tion le réchauf­fe­ment cli­ma­tique”. Cette affir­ma­tion est tout sim­ple­ment fausse.

    Par ailleurs, le réchauf­fe­ment cli­ma­tique pour­rait fort bien être une menace grave à laquelle nous sommes confron­tés, que cela n’empêcherait pas des gens d’en tirer un avan­tage mer­can­tile. Ne mélan­geons pas les débats.

  21. momichel (73 comments) says:

    Le mot «nient» n’est pas dans ce que j’ai écrit. Je ne suis évidem­ment pas d’accord avec le fait qu’il ne faut pas mélan­ger les débats. D’ailleurs, la dimen­sion écono­mique du réchauf­fe­ment cli­ma­tique est au cœur de toutes les ren­contres inter­na­tio­nales pour en arri­ver à un accord. C’est impos­sible de ne pas y échap­per. Pre­nons un exemple dans un autre domaine, celui de l’éducation. Les écoles pri­vées sont excel­lentes pour une par­tie des jeunes mais posent de sérieux pro­blèmes au sys­tème public. Faut-il dis­cu­ter des pro­blèmes dans les écoles publiques en met­tant com­plè­te­ment de côté la dimen­sion mer­can­tile du débat? On ne va s’en sor­tir que si on a une vision sys­té­mique du problème.

  22. Pascal Lapointe (7 comments) says:

    Michel, on ne parle pas de la même chose. “Ne pas mélan­ger les débats” ne signi­fie pas qu’il ne faille pas par­ler d’économie quand on parle de science. Ca signi­fie qu’il y a deux débats, de deux natures dif­fé­rentes. 1) La Terre se réchauffe-t-elle et l’humain en est-il le prin­ci­pal res­pon­sable? 2) Des gens utilisent-ils ce débat à des fins mer­can­tiles (et poli­tiques). A ces deux ques­tions, la réponse est oui.

    Main­te­nant, voici le pro­blème. Depuis 10 ans, des gens veulent faire croire que la réponse affir­ma­tive à la 2e ques­tion ren­drait impos­sible de répondre à la pre­mière, puisque le débat serait cor­rompu par des ques­tions poli­tiques et écono­miques. Il y a une façon très simple de voir si ces gens ont rai­son: le pro­ces­sus de vali­da­tion de l’info scien­ti­fique. Si un seul scien­ti­fique écrit que la Terre se réchauffe de tant de degrés, ça a peu de valeur. Mais s’ils sont des mil­liers, qu’ils pro­viennent de domaines en com­pé­ti­tion entre eux (glaces, océans, bio­lo­gie, chi­mie, etc.), de pays aux inté­rêts poli­tiques diver­gents, d’institutions mul­tiples et variées, que leurs études ont pu être lues, relues et com­men­tées, s’ils ont éplu­ché les argu­ments des oppo­sants (l’influence du soleil, etc.) et que dans l’autre camp, on n’a pro­duit AUCUNE don­née solide… On est rendu loin de la vision sim­pliste du dogme.

    Autour de ça vont certes se gref­fer des poli­ti­ciens, des ex-politiciens et des inves­tis­seurs en mal de renom­mée ou d’argent, qui détournent le débat à leur avan­tage. Et la plu­part des gens vont confondre débats poli­tiques et débats scien­ti­fiques, parce qu’ils n’ont aucune idée de la façon dont l’information scien­ti­fique se construit.

  23. momichel (73 comments) says:

    Je crois bien que nous allons finir par nous com­prendre ;-) Je sais depuis plu­sieurs années que vous faites un tra­vail de vul­ga­ri­sa­tion indis­pen­sable. Jus­te­ment l’information scien­ti­fique ne doit-elle pas tenir compte des dimen­sions sociales, écono­mique, cultu­relles et poli­tiques pour pou­voir atteindre sa ou ses cibles? Mal­heu­reu­se­ment je trouve, on n’entend pas assez sou­vent les scien­ti­fiques se pro­non­cer sur les autres dimen­sions de phé­no­mènes tel le réchauf­fe­ment cli­ma­tique qui relève d’abord et avant tout de nos choix de société. J’ai déjà écrit, par exemple, que ces­ser de man­ger de la viande pour­rait à la fois contri­buer à réduire la pro­duc­tion de gaz à effets de serre et à faire en sorte qu’il y ait suf­fi­sam­ment à man­ger pour tous les humains. En quoi et selon quelles condi­tions les actions pour pré­ve­nir le réchauf­fe­ment pla­né­taire pourraient-elles per­mettre un monde meilleur? Voilà à mon sens la ques­tion cen­trale. Nous sommes condam­nés à chan­ger le monde mais les résis­tances à ces chan­ge­ments fon­da­men­taux sont beau­coup plus fortes que les résis­tances à appor­ter notre sac à la SAQ.

  24. Pascal Lapointe (7 comments) says:

    Jus­te­ment l’information scien­ti­fique ne doit-elle pas tenir compte des dimen­sions sociales, écono­mique, cultu­relles et poli­tiques pour pou­voir atteindre sa ou ses cibles?

    C’est ce que j’ai l’impression que nous, jour­na­listes scien­ti­fiques, fai­sons régu­liè­re­ment, depuis très long­temps. Juste deux exemples tirés de la semaine der­nière (pas liés au cli­mat):
    http://www.sciencepresse.qc.ca/node/24602
    http://www.sciencepresse.qc.ca/node/24603

    Mais c’est sûr que l’information géné­ra­liste, dans les jour­naux, est davan­tage, elle, cen­trée sur “la décou­verte” du jour, “la per­cée” de la semaine, etc.

  25. Pascal Lapointe (7 comments) says:

    En quoi et selon quelles condi­tions les actions pour pré­ve­nir le réchauf­fe­ment pla­né­taire pourraient-elles per­mettre un monde meilleur?

    Vous en avez men­tionné une, réduire la consom­ma­tion de viande.

    Plus lar­ge­ment, toute action condui­sant à une réduc­tion des gaz à effet de serre réduira consé­quem­ment la crois­sance du nombre de par­ti­cules par mil­lion (PPM) de CO2 dans l’atmosphère, ralen­tis­sant de là dans le pro­chain siècle la hausse des tem­pé­ra­tures. Per­sonne ne peut dire avec une abso­lue pré­ci­sion à par­tir de com­bien de PPM et à par­tir de com­bien de degrés les sys­tèmes cli­ma­tiques vont s’emballer, mais il est abso­lu­ment cer­tain que de pré­ve­nir une hausse accrue du niveau des eaux (dû à la fonte des glaces, dû à la hausse des tem­pé­ra­tures dû à la crois­sance des PPM) fera un monde moins pire que si on ne fait rien pour les Ban­gla­de­shis, pour des mil­lions d’autres per­sonnes et pour des mil­liers d’écosystèmes.

    Ça ne rèpond pas direc­te­ment à votre ques­tion “quoi faire pour un monde meilleur”, mais la ques­tion est trop lar­ge­ment posée pour obte­nir une réponse qui vous satisferait.

    • momichel (73 comments) says:

      J’ai mal posé ma ques­tion mais je suis la ques­tion du déve­lop­pe­ment depuis quelques années et je sais que la science peut régler les pro­blèmes de mala­dies et de mal­nu­tri­tion. Or, mal­gré cela ces pro­blèmes ne se règlent pas parce que ce ne sont pas d’abord des pro­blèmes scien­ti­fiques. C’est la même chose pour le réchauf­fe­ment pla­né­taire. Ce n’est pas d’abord un pro­blème scientifique.

      (En ce qui concerne la pénu­rie mon­diale d’isotopes, elle ne résulte pas d’une mau­vaise ges­tion de la crise, mais d’une ges­tion consé­quente avec des choix idéo­lo­giques. Nuance.)

  26. Pascal Lapointe (7 comments) says:

    Vous avez rai­son et tort à la fois. Vous avez tort quand vous dites que la science peut régler les pro­blèmes de mala­dies et de mal­nu­tri­tion. Elle peut tout au plus trou­ver un remède contre la mala­ria, mais si la lutte contre la mala­ria est sous-financée, le remède va tout au plus ser­vir au riches voya­geurs du Nord. Donc, la science ne peut pas régler les pro­blèmes de maladie.

    C’est ce que vous impli­quez dans la phrase sui­vante, et vous avez donc rai­son de sous-entendre que ce sont des pro­blèmes qui ne peuvent se régler que par la voie poli­tique, mais l’erreur est de croire que ace ne sont pas D’ABORD des pro­blèmes scien­ti­fiques. Le réchauf­fe­ment pla­né­taire est, à la base, une longue série de pro­blèmes scien­ti­fiques: com­bien de PPM dans l’atmosphère occa­sion­ne­ront une hausse moyenne de com­bien de degrés, à quelle vitesse une ban­quise fond-elle, com­ment fonc­tionnent les cou­rants sous-marins, etc. Ou bien, dans un tout autre spectre, com­bien d’énergie pour­rait pro­duire une éolienne pro­duite de telle et telle façon… Ce sont des pro­blèmes à l’origine scien­ti­fiques, et ENSUITE inter­vient le poli­tique (ou l’économie): moi, pre­mier ministre / Pré­sident / électeur/  dois-je uti­li­ser des fonds pour adap­ter ma société aux chan­ge­ments que ces don­nées m’annoncent, ou bien est-ce que je choi­sis de croire que les scien­ti­fiques sont alarmistes?

  27. momichel (73 comments) says:

    «Il y a quelque chose dans la tem­po­ra­lité d’un pro­blème et dans la proxi­mité des solu­tions qui dis­tingue dans notre esprit le tra­vail huma­ni­taire de la quête scien­ti­fique de solu­tions à long terme.»

    Dr. Frank A. Plummer

    La dimen­sion huma­ni­taire, grande oublié de la science.

  28. Mon Environnement (1 comments) says:

    Oui, nous sommes cou­pables et il serait temps que nous nous sou­cions réel­le­ment du réchauf­fe­ment cli­ma­tique sinon notre pla­nète court à sa perte… Et nous avec bien entendu !

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