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cause toujours !

Un épisode d’un conflit de travail en direct sur Twitter

Date: 2009/08/19

Peut-être est-ce une pre­mière au Qué­bec, mais un épisode du conflit qui oppose le Syn­di­cat des employés du Jour­nal de Mont­réal et leur employeur s’est déroulé en direct sur Twit­ter ce soir. Chef des bureaux poli­tiques et adjoint au direc­teur de l’information du Jour­nal de Mont­réal, Mathieu Tur­bide est aussi @MechantBlogue sur Twit­ter. Or il a dû consta­ter, comme plu­sieurs, que des pho­tos du feu rue Saint-André dans le Pla­teau Mont-Royal à Mont­réal avait été prises puisque cer­taines cir­cu­laient via Twit­ter. Vers 22h 50, il publiait le mes­sage sui­vant : «Qui a des pho­tos à vendre du feu (incen­die) sur le pla­teau? RUSH mturbide@journalmtl.com», auquel @ruefrontenac a répli­qué «@MechantBlogue … (le bruit de fond, c’est notre langue qui tourne dans notre bouche).»

Les plus malins d’entre vous auront com­pris que @ruefrontenac est le compte Twit­ter du site des employés en lockout du Jour­nal de Mont­réal. J’en ai pour ma part vu pas­ser deux de @PhilippeMartin et il a même publié une courte vidéo ici. Sou­hai­tons que le Jour­nal de Mont­réal soit demeuré Gros-Jean comme devant et que sa Direc­tion finisse par com­prendre qu’il vau­drait mieux qu’elle cesse d’agir en patrons du 19e siècle.

MAJ: Mathieu Tur­bide a obtenu ce qu’i vou­lait de la part de @daidix. La men­tion «© PHOTO COURTOISIE Oli­vier Hoff­schir» est-elle indi­quée en vue d’éviter d’être accusé d’avoir uti­lisé un scab?

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Filed under: Médias
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8 Comments

  1. Grammar Police (1 comments) says:

    Gros Jean comme devant ;)

  2. Michel Monette (128 comments) says:

    Merci. C’est corrigé.

  3. moalla (Taïeb Moalla) (2 comments) says:

    RT @mimonette: Mon billet: Un épisode d’un conflit de tra­vail en direct sur Twit­ter http://tinyurl.com/ots8xa

  4. Robert Fournier (2 comments) says:

    Je ne vous suis pas.
    Les jour­naux ont tou­jours acheté des pho­tos de faits divers (comme un feu ou un acci­dent) de gens qui en sont des témoins proches.
    Les syn­di­cats de jour­na­listes ne se sont jamais oppo­sés à cette pra­tique. Je pense que vous mon­tez en épingle une situa­tion qui n’a rien à voir avec le conflit qui est en cours au JdeM.
    Votre atti­tude envers le M.Hoffshir en ques­tion est déplo­rable car il n’a rien fait de mal à mes yeux. Cette pra­tique est usuelle et per­mise, je pense, par les conven­tions col­lec­tives de la plu­part des médias.

  5. nancam (Nancie Cameron) (1 comments) says:

    RT @moalla RT @mimonette: Mon billet: Un épisode d’un conflit de tra­vail en direct sur Twit­ter http://tinyurl.com/ots8xa

  6. Michel Monette (128 comments) says:

    Avouez que la situa­tion n’est pas tout à fait nor­male. D’ailleurs des chro­ni­queurs qui ne sont pas syn­di­qués ont renoncé à publier dans le Jour­nal de Mont­réal le temps que le conflit se règle. Cha­cun vit avec sa conscience.

  7. Robert Fournier (2 comments) says:

    Je vois et com­prend votre point de vue. Mais vous êtes dans le domaine de la mora­lité, ou de la conscience. Je com­men­tais plu­tôt de l’angle de la léga­lité, de la légi­ti­mité et des pra­tiques cou­rantes recon­nues comme nor­males par les deux par­ties.
    Les chro­ni­queurs peuvent peut-être être per­çus comme fai­sant un tra­vail s’apparentant à celui des syn­di­qués lockou­tés, mais le simple citoyen dont la mai­son brûle à côté de chez-lui et qui prend des pho­tos ne fait pas le tra­vail d’un syn­di­qué. Il n’est qu’un témoin d’un inci­dent, à mon sens.

  8. Michel Monette (128 comments) says:

    Certes, le citoyen n’est qu’un simple témoin, mais il est aussi jus­te­ment un citoyen dans une société qui repose autant sur la morale que sur le droit. Je ne sais pas ce qu’il en est du droit et c’est bien pour­quoi je posais la ques­tion, mais sur l’aspect moral des choses je vous répon­drais que ce ne sont ni les médias autres que le Jour­nal de Mont­réal, ni les pla­te­formes citoyennes qui manquent. Per­son­nel­le­ment, je n’aurais pas accepté de dépan­ner la Direc­tion du Jour­nal de Mont­réal, mal prise parce qu’elle a décrété un lockout.

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