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cause toujours !

Au-delà du premier Twestival de Québec

Date: 2009/09/11

Il y avait plu­sieurs per­sonnes géné­reuses hier soir au Pub Mol­son, où avait lieu le pre­mier Twes­ti­val de Qué­bec. Alors que les livres ne sont pas encore fer­més puisqu’il est encore temps de don­ner sur le site du Twes­ti­val, j’ai tout de même voulu faire un bilan de cette belle aven­ture entre­prise avec Nico­las Roberge. Plu­sieurs per­sonnes ont pu être sen­si­bi­li­sées, grâce aux médias sociaux, à un pro­blème de société qui nous concerne tous. Hier, c’était le pro­blème de ces jeunes qui deviennent dépen­dants à la drogue, à l’alcool ou au jeu patho­lo­gique, pour toutes sortes de rai­sons que nous a bien expli­quées Andrée-Anne Pel­le­tier de la Fon­da­tion Le Grand Che­min. Un des jeunes qui s’en est sorti grâce au Grand Che­min, Tommy, en aura ému plus d’un. Ça aurait pu aussi être un autre pro­blème qui motive des gens géné­reux de leur temps à s’engager pour une  cause. Autant comme indi­vidu que comme société, il ne faut jamais oublier ceux qui ont besoin de nous.

Jus­te­ment, où en sommes-nous comme société? N’aurions-nous pas perdu un cer­tain sens de la col­lec­ti­vité qui doit nous moti­ver autant que nos propres inté­rêts individuels?

Le slo­gan des trente der­nières années ne serait-il pas «Sois riche et tais-toi?»

Bien sûr, la réa­lité est plus com­plexe que ce slo­gan. Je sens qu’il y a tou­jours quelque part en nous une résis­tance à ce virus idéo­lo­gique qui a fait tant de ravage dans les ser­vices publics, par­ti­cu­liè­re­ment dans ceux qui s’adressent aux plus dému­nis de notre société.

Le virage ambu­la­toire, vous vous rap­pe­lez? Du jour au len­de­main des êtres fra­giles se sont retrou­vés dépour­vus parce qu’on avait décidé qu’il valait mieux les sor­tir des ins­ti­tu­tions psy­chia­triques. Avait-on rai­son? Peut-être. Le seul hic c’est que ces êtres avaient besoin d’un sou­tien de l’État qui n’est jamais venu faute de res­sources suffisantes.

Il est temps que nous recen­trions notre pen­sée col­lec­tive sur le véri­table sens de l’enrichissement pour une société. Certes, offrir aux indi­vi­dus qui ont du talent l’opportunité d’en faire un gagne-pain, aux entre­pre­neurs qui ont du talent la chance de faire naître des pro­duits et ser­vices utiles à la société, aux ges­tion­naires aussi qui ont du talent la juste rému­né­ra­tion de leur apport à cet enrichissement.

Mais est-ce que «the sky is the limit» est la meilleure façon de par­ve­nir à un déve­lop­pe­ment social harmonieux?

Il me semble que toute entre­prise devrait avoir à la fois une mis­sion sociale et une mis­sion cor­po­ra­tive. Faire des sous, c’est bien, faire le bien, c’est mieux.

Il me semble aussi qu’un revenu indi­vi­duel supé­rieur à un mil­lion de dol­lars par année est exagéré.

Ais-je tort?


Filed under: Société
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2 Comments

  1. Andrée-Anne (1 comments) says:

    Oui, concentrons-nous sur l’enrichissement de notre société!
    Merci Michel pour toute ton impli­ca­tion à faire valoir et connaître notre cause!!!
    MERCI!

  2. momichel (73 comments) says:

    Le papa que je suis était au départ très concerné, pour des rai­sons que je me per­met­trai de gar­der pour moi (non ma fille n’a jamais vécu de dépen­dances). Ce fut un plai­sir de col­la­bo­rer avec toi et les autres du Grand Chemin.

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