Au-delà du premier Twestival de Québec
Il y avait plusieurs personnes généreuses hier soir au Pub Molson, où avait lieu le premier Twestival de Québec. Alors que les livres ne sont pas encore fermés puisqu’il est encore temps de donner sur le site du Twestival, j’ai tout de même voulu faire un bilan de cette belle aventure entreprise avec Nicolas Roberge. Plusieurs personnes ont pu être sensibilisées, grâce aux médias sociaux, à un problème de société qui nous concerne tous. Hier, c’était le problème de ces jeunes qui deviennent dépendants à la drogue, à l’alcool ou au jeu pathologique, pour toutes sortes de raisons que nous a bien expliquées Andrée-Anne Pelletier de la Fondation Le Grand Chemin. Un des jeunes qui s’en est sorti grâce au Grand Chemin, Tommy, en aura ému plus d’un. Ça aurait pu aussi être un autre problème qui motive des gens généreux de leur temps à s’engager pour une cause. Autant comme individu que comme société, il ne faut jamais oublier ceux qui ont besoin de nous.
Justement, où en sommes-nous comme société? N’aurions-nous pas perdu un certain sens de la collectivité qui doit nous motiver autant que nos propres intérêts individuels?
Le slogan des trente dernières années ne serait-il pas «Sois riche et tais-toi?»
Bien sûr, la réalité est plus complexe que ce slogan. Je sens qu’il y a toujours quelque part en nous une résistance à ce virus idéologique qui a fait tant de ravage dans les services publics, particulièrement dans ceux qui s’adressent aux plus démunis de notre société.
Le virage ambulatoire, vous vous rappelez? Du jour au lendemain des êtres fragiles se sont retrouvés dépourvus parce qu’on avait décidé qu’il valait mieux les sortir des institutions psychiatriques. Avait-on raison? Peut-être. Le seul hic c’est que ces êtres avaient besoin d’un soutien de l’État qui n’est jamais venu faute de ressources suffisantes.
Il est temps que nous recentrions notre pensée collective sur le véritable sens de l’enrichissement pour une société. Certes, offrir aux individus qui ont du talent l’opportunité d’en faire un gagne-pain, aux entrepreneurs qui ont du talent la chance de faire naître des produits et services utiles à la société, aux gestionnaires aussi qui ont du talent la juste rémunération de leur apport à cet enrichissement.
Mais est-ce que «the sky is the limit» est la meilleure façon de parvenir à un développement social harmonieux?
Il me semble que toute entreprise devrait avoir à la fois une mission sociale et une mission corporative. Faire des sous, c’est bien, faire le bien, c’est mieux.
Il me semble aussi qu’un revenu individuel supérieur à un million de dollars par année est exagéré.
Ais-je tort?

Oui, concentrons-nous sur l’enrichissement de notre société!
Merci Michel pour toute ton implication à faire valoir et connaître notre cause!!!
MERCI!
Le papa que je suis était au départ très concerné, pour des raisons que je me permettrai de garder pour moi (non ma fille n’a jamais vécu de dépendances). Ce fut un plaisir de collaborer avec toi et les autres du Grand Chemin.