Vers une nouvelle alliance entre diffuseurs publics et communautés
Par l’entremise de Steven Clift (http://stevenclift.com http://E-Democracy.Org) j’apprends que les diffuseurs publics américains NPR et PBS organisent un PublicMediaCamp les 17 et 18 octobre prochain à Washington. L’idée est de permettre l’expression des idées sur les meilleures pratiques d’interrelation entre les diffuseurs publics et les communautés qu’ils desservent. Ce PublicMediaCamp est inspiré des Barcamp, Podcamp et Webcamp, ces formules de «non-conférence» où ce n’est pas une série de spécialistes qui défile devant des participants attentifs, mais plutôt l’ensemble des participants qui s’expriment à tour de rôle. Pendant ce temps au Québec…
Essayons d’imaginer Radio-Canada et Télé-Québec s’associant pour tenir un tel type de rencontres dans diverses communautés à travers le Québec. Aussi bien imaginer voir apparaître la fameuse Vierge de Lourdes, ou encore, les mythiques poules pourvues de dents.
À quoi ça sert un PublicMediaCamp?
PublicMediaCamp seeks to bring together community technology activists, citizen journalists and other members of the public eager to support public media in tangible ways, bringing them together with public broadcasters in an engaging collaborative environment.
Par exemple, si une telle rencontre avait eu lieu avant que Radio-Canada ne fasse ses choix technologiques pour sa plateforme de diffusion Web, nous aurions peut-être aujourd’hui une plateforme privilégiant le libre. Au lieu de cela, nous devons nous battre contre une plateforme privilégiant le logiciel propriétaire.
Pour ce qui est de la collaboration entre nos deux Sociétés d’État et les communautés qu’elles sont sensées desservir, on repassera.
L’heure est aux compressions et à la diminution de la couverture régionale chez Radio-Canada. Quant à Télé-Québec, il y a longtemps qu’elle s’est réfugiée à Montréal où elle ne sort même pas dans la rue.
Le PublicMediaCamp de Washington est le premier d’une série de rencontres qui vont avoir lieu à travers les États-Unis. Tout matériel présenté lors des rencontres doit obligatoire l’être sous licence Creative Common «Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Partage des Conditions initiales à l’identique 3.0» ( Attribution, Noncommercial Sharealike). L’idée est de permettre la réutilisation de ce matériel lors de chacune des rencontres.
Qui sait quelles nouvelles formes de collaborations originales, dans la production des contenus et dans les supports technologiques à une participation citoyenne à l’élaboration de ces contenus, sortiront des PublicMediaCamps.
Radio-Canada et Télé-Québec ont tellement imité ce qui se fait dans le privé qu’on les imagine mal accepter de se livrer à de tels exercices.

La proposition de de NPR et PBS est excellente. Je viens de participer au Rendez-vous des médias citoyens et l’animaton était assurée par une journalistede CBC. Je crois qu’il ne faut pas désespérer de voir un jour Radio-Canada et Télé-Québec tisser des liens avec les média-citoyens. Il faut pas se le cacher: eux aussi auront besoin de réduire leur cout…
En fait, cette démarche origine plutôt de la pression des publics de NPR et PBS. Le problème avec Radio-Canada et Télé-Québec vient possiblement du fait que les publics ne sont pas partie prenante autrement qu’en intervenant auprès d’un ombudsman ou du CRTC. Peut-être devraient-on les ouvrir à une forme de financement direct de notre part qui les forcerait à nous inclure dans le processus décisionnel. Je n’irais évidement pas jusqu’à dire que nous devons cesser le financement public via des sommes allouées par les gouvernements, bien au contraire, mais il manque définitivement un joueur à la table.
En fait, cette démarche origine plutôt de la pression des publics de NPR et PBS. Le problème avec Radio-Canada et Télé-Québec vient possiblement du fait que les publics ne sont pas parti prenante autrement qu’en intervenant auprès d’un ombudsman ou du CRTC. Peut-être devraient-on les ouvrir à une forme de financement direct de notre part qui les forcerait à nous inclure dans le processus décisionnel. Je n’irais évidement pas jusqu’à dire que nous devons cesser le financement public via des sommes allouées par les gouvernements, mais il manque définitivement un joueur à la table.
En fait, cette démarche origine plutôt de la pression des publics de NPR et PBS. Le problème avec Radio-Canada et Télé-Québec vient possiblement du fait que les publics ne sont pas partie prenante autrement qu’en intervenant auprès d’un ombudsman ou du CRTC. Peut-être devraient-on les ouvrir à une forme de financement direct de notre part qui les forcerait à nous inclure dans le processus décisionnel. Je n’irais évidement pas jusqu’à dire que nous devons cesser le financement public via des sommes allouées par les gouvernements, mais il manque définitivement un joueur à la table.<div style=“margin: 6px 0pt 0pt; display: block;”><a linkindex=“282” class=“a2a_dd” href=“http://www.addtoany.com/share_save”><img src=“http://static.addtoany.com/buttons/share_save_171_16.png” alt=“Share/Save/Bookmark” border=“0” height=“16” width=“171”>