Chère madame Bissonnette
Je tiens d’abord à vous dire à quel point vous êtes pour moi un modèle dont nous devrions tous nous inspirer. Je vous remercie d’avoir à cœur à la fois la qualité du journalisme et celle des débats publics. C’est tout à votre honneur. Aujourd’hui, en lisant l’entrevue que vous avez accordée à Antoine Robitaille dans Le Devoir, j’ai enfin compris votre grande réticence à embrasser le Web 2.0: vous craignez d’y être englouti comme le furent jadis les personnages de cette télé-série américaine «The Time Tunnel» (titre trouvé grâce à @nomad411).
Votre époux trouve que vous passez déjà assez de temps sur le Web. Il devrait pourtant s’en réjouir. Que font les couples qui sont constamment ensemble, sinon que de se réciter leurs récriminations réciproques.
Plus sérieusement, j’avoue que d’écrire ce billet tout en jasant avec quelques connaissances sur Twitter, c’est plus compliqué. Mais ne sommes-nous pas d’abord des êtres sociaux?
Venons-en au vif du sujet: le Web social, qu’ossa donne?
Selon vous, les journalistes y perdent un temps précieux, d’autant plus qu’ils jasent avec des gens qui comme moi racontent n’importe quoi.
En passant, j’aime beaucoup, et depuis plusieurs années, Arts & Letters Daily.
Je vais vous faire un aveu: je ne lis à peu près jamais les commentaires sur les blogues, pas plus que je ne lis les lettres aux journaux. Je suis convaincu que 99,9% des gens font comme moi. Y compris les journalistes.
Chut, il ne faut surtout pas le dire.
Par contre, j’ai de fichus de bons échanges sur Twitter.
Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de vous y ouvrir un compte. Plaisir garanti.
Allez aussi faire un tour aussi du côté de La Capitale blogue. Vrai que plusieurs blogues laissent à désirer, mais vous en trouverez quelques-uns qui ne sont pas piqués des vers.
Même si c’est de la prose.

bon article et bon point de vue