Le Forum social québécois connait un succès inespéré
La participation au FSQ est au-delà des espérances les plus folles des organisateurs, avec plus de 4 000 personnes inscrites. C’est 1 000 de plus que ce qu’ils attendaient dans leurs moments de très grand optimisme. Qui après cela osera prétendre que la gauche est en baisse au Québec ?
Je vais sûrement revenir sur ce que j’aurai entendu lors des activités du Forum auxquelles j’aurai assisté. Ce soir, j’étais présent à une grande conférence, au cours de laquelle j’ai entendu Françoise David appeller le Réseau Québécois sur l’Intégration Continentale (RQIC) à s’impliquer dans le débat sur les accommodements raisonnables. Il faut, a-t-elle dit avec beaucoup d’à propos, se porter à la défense de nos soeurs et frères venus d’ailleurs. Elle a fait cet appel pendant la période d’intervention du public qui assistait à la conférence « Québec-Amériques : quelles solidarités ? ».
Dans la partie où ils intervenaient, les conférenciers ont soulevé, chacun à leur façon, la question de l’intégration continentale des deux Amériques et des moyens de la combattre, ainsi que des alternatives possibles. Parmi les panélistes il y avait Dorval Brunelle (Observatoire des Amériques, Québec), Myriam Nobre (Marche mondiale des Femmes, Brésil), Maude Barlow (Conseil des Canadiens, Canada), Helga Serrano (International No Bases Network/YMCA, Équateur), Elisabeth Peredo (Fundación Solón, Bolivie). Pierre-Yves Serinet du RQIC animait la conférence.
À la toute fin de la soirée, Brunelle a appelé à intervenir auprès du parlement québécois et des municipalités pour faire adopter des résolutions d’opposition au Partenariat Nord-américain pour la prospérité et la sécurité (PSP). Après tout, 14 des 50 États américains ont voté une telle résolution. Lors de son intervention, Françoise David avait aussi demandé de fouiller pour voir s’il n’y aurait pas un lien entre le PSP et les ports méthaniers de Cacouna et Rabaska. Après tout, ceux-ci vont surtout contribuer à la sécurité énergétique des États-Unis. Bonne question en effet.
Je sors de cette conférence en me disant qu’il nous faudrait une nouvelle dérive des continents qui détacherait le Québec de l’Amérique du Nord pour aller le coller quelque part en Amérique du Sud. Du coup, on enlèverait une épine du pied à nos amis Canadiens


Le FSQ, financé par la SSQ, groupe financier, le Devoir, Caisse Desjardins et plusieurs organismes syndicaux et religieux n’a été qu’une foire de la gauche capitaliste. Il n’y a pas de quoi s’étonner de la présence massive syndicale comme force d’encadrement de notre classe. [la classe ouvrière]
C’est qui qui serait le meilleur pour montrer qu’il y a des solutions pour rendre le capitalisme moins pire. Alors des groupes, bien des fois financés par l’État, parle de néolibéralisme comme si le capitalisme avait commencé sa mondialisation depuis 20 ans. Le capitalisme agit internationalement depuis la Première guerre mondiale. La concurrence entre entreprises, au niveau mondial, n’est pas nouvelle, elle date du début du XXième siècle et lors des crises économiques elle se règle par une guerre mondiale dans le processus crise-guerre– reconstruction et crise encore.
Dans ce centre d’achats de la gauche capitaliste, toutes les solutions sont bonnes pour ne pas parle de révolution, pour ne parler de véritables luttes révolutionnaires internationalistes et internationales. Il y a toujours les nationalistes, syndicats compris pour nous isoler de nos frères et sœurs de la classe ouvrière mondiale. Les plus arriérés diront qu’elle n’existe pas.
Et dans cette gauche capitaliste, il y avait son extrême gauche les maos avec leur manif anti impérialiste. Ne luttez pas contre le système capitaliste, il faut même le renforcer comme les maos le font au Népal en défendant la démocratie parlementaire. En cela ils sont rejoint par des groupes comme le collectif Échec à la guerre, présent au FSQ qui ont « oublié » que la démocratie canadienne depuis des lustres mène à la guerre.
La télévision et la presse ont couvert l’événement avec sympathie.
Le FSQ, avec ses simulacres “d’alternatives”, est apparu comme un important instrument de la bourgeoisie pour annihiler la conscience de la classe ouvrière.
Les solutions qui ressortent : pacifisme, économie sociale et solidaire, participation citoyenne, démocratie et pouvoir populaire veulent nous faire croire qu’il y a des méchant boss qui ne pensent qu’au profit ou un État qui n’est supposément pas assez neutre. Il suffit de changer la logique néolibérale pour une logique sociale et solidaire.
“Un autre monde est possible…mais surtout pas le communisme”. C’est ce qui ressort du forum social québecois : empêcher la classe ouvrière dans son difficile effort de reprendre conscience de son intérêt de classe. Dans l’idéologie altermondialiste, pas question de classe ouvrière mais de citoyens évidemment. Pas question de lutte de classe mais de luttes citoyennes.
La révolution prolétarienne seule solution à la faillite capitaliste
Au risque de vous décevoir, la révolution prolétarienne est une utopie. Des gens, trop minoritaires encore, veulent une société plus solidaire, plus juste, plus soucieuse de combler les besoins vitaux de chaque individu et de leur offrir un milieu dans lequel ils peuvent s’épanouir. Le FSQ aura permis un grand rassemblement de cette gauche là. Quand à la gauche prolétarienne dont vous souhaitez l’avènement, elle aurait sans doute tenue dans le plus petit des dizianes de locaux qui ont accueilli les ateliers du FSQ. Et je parle de toute la gauche prolétarienne, pas seulement de celle du Québec.