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Forcer l’État québécois à attribuer un logement

Date: 2008/01/03

La Loi pour le droit oppo­sable au loge­ment (Dalo) entre en vigueur en France. Cette loi ins­taure un “droit à un loge­ment décent et indé­pen­dant (…) garanti par l’État à toute per­sonne qui, rési­dant sur le ter­ri­toire fran­çais de façon régu­lière et dans des condi­tions de per­ma­nence défi­nies par décret en Conseil d’État, n’est pas en mesure d’y accé­der par ses propres moyens ou de s’y main­te­nir”. Certes la Loi ne va pas tout régler – il y aurait 60,000 loge­ments dis­po­nibles pour envi­ron 600,000 deman­deurs poten­tiels – mais elle pour­rait consti­tuer un puis­sant levier per­met­tant à cha­cun d’avoir un toit. À quand une telle loi au Québec ?

Concrè­te­ment, les deman­deurs de loge­ment le font à l’aide d’un for­mu­laire de demande de loge­ment ou d’hébergement auprès de leur pré­fec­ture. Par la suite, une com­mis­sion dépar­te­men­tale de Média­tion exa­mine la demande et attri­bue le loge­ment. Fait à noter, des repré­sen­tants des orga­nismes bailleurs, des asso­cia­tions de loca­taires et d’associations ayant pour objet le loge­ment des per­sonnes défa­vo­ri­sées siègent sur ces com­mis­sions départementales.

Une fois le droit au loge­ment accordé, le pré­fet doit déga­ger un loge­ment dans les 3 mois, qu’il peut même trou­ver dans le parc privé. Le coût de ce loge­ment est cal­culé en fonc­tion des res­sources du demandeur.

Déjà en 1948, la Décla­ra­tion uni­ver­selle des Droits de l’Homme recon­nais­sait dans son article 25–1 que le droit au loge­ment fait par­tie des droits sociaux : “Toute per­sonne a droit à un niveau de vie suf­fi­sant pour assu­rer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notam­ment pour l’alimentation, l’habillement, le loge­ment, les soins médi­caux ainsi que pour les ser­vices sociaux nécessaires”.

Plus de 60 ans après cette recon­nais­sance par tous les pays ayant signé la Décla­ra­tion, y com­pris le Canada, aucun méca­nisme n’existe au Qué­bec qui for­ce­rait l’État à la res­pec­ter. La légis­la­tion fran­çaise, qui met en place pour la pre­mière fois des méca­nismes basés sur l’obligation de résul­tats, est un exemple à suivre.

AFP La loi sur le droit au loge­ment oppo­sable entre en vigueur à petits pas.

Vie-publique.fr Loi du 5 mars 2007 ins­ti­tuant le droit oppo­sable au loge­ment et por­tant diverses mesures en faveur de la cohé­sion sociale.


Filed under: Société

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