Category: Environnement

Le grand exil

inf018_003_xPendant que les pro et les anti se renvoient mutuellement la balle sur la responsabilité humaine dans les changements climatiques, des dizaines de millions d’êtres humains se préparent à vivre le grand exil. Devoir quitter sa maison et son patelin, parce que le sol se dérobe sous nos pieds, parce que le volcan qu’on croyait endormi ne l’était pas, parce que l’eau monte, monte, monte, ou au contraire devient rarissime, tous ces “devoir quitter” vont se multiplier; il pourrait y avoir entre 150 millions et 1 milliard d’exilés d’ici 2050, selon que l’on soit optimiste ou pessimiste. Mais ici, au Québec, nous ne nous sentirons pas vraiment concernés, sauf si un autre déluge du Saguenay nous tombe dessus.

Quand un spin sur les finances publiques cache la profondeur de la crise

Les éditorialistes québécois ont l’air, cette semaine, d’un rassemblement de médecins du Moyen-Âge autour d’un grand malade. Avec une belle unanimité, tous reprennent le même discours «spinner» par le personnel politique du premier ministre Jean Charest: le malade est dans un tel état qu’il va falloir lui appliquer les remèdes les plus extrêmes. Le problème, c’est que le malade en question – les finances publiques québécoises – a été saigné abondamment alors même qu’il n’aurait pas dû l’être. En fait, depuis de nombreuses années, les apprentis médecins éditorialistes souffrent d’un virus idéologique dont la particularité est de s’attaquer au sens critique. Plutôt que de le reconnaître et faire amende honorable, nos «médecins» continuent de présenter les déficits sous l’angle de la peste dont il faut se débarrasser le plus rapidement possible pour favoriser un «retour à la normale».

Comportement vert des Québécois: ce que vous n’avez pas appris dans Le Soleil

Éric Moreault, du journal Le Soleil, a rédigé un article plutôt gentil sur le comportement écologique des Québécois. On y apprend que nous ne sommes pas si verts que cela, mais c’est à peu près tout ce qu’on apprend. Pourtant, les sources pour fouiller une telle question existent et il suffit de quelques minutes pour les trouver. Réglons d’abord la question du CO2.

Nous sommes profondément paresseux

Je ne sais pas si vous serez d’accord ou non avec cette affirmation, mais je crois depuis un bon bout de temps que les blogues [et les réseaux sociaux qui s'y sont ajouté] sont de formidables outils d’apprentissage. Prenez, par exemple, mon dernier billet à propos du discours dominant sur les causes du changement climatique. Et si ce discours servait des intérêts politiques et financiers qui n’ont rien à voir avec la réalité, écrivais-je en substance. Or, les commentaires à mon billet auront été pour le citoyen Michel une belle occasion d’apprendre.

Sommes-nous vraiment coupables du réchauffement climatique?

Profitant d’une des rares journées ensoleillées de l’été, j’ai pris mon iPod touch et je suis sorti en direction des Plaines d’Abraham. Je ne savais pas que j’allais écouter une émission qui allait ébranler mes convictions. Dans cette émission, David Cayley -Ideas (CBC radio) – recevait Lawrence Solomon. Au fil de la conversation, je devais apprendre qu’un nombre croissant de scientifiques remettent en question les idées reçues sur le changement climatique.

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