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cause toujours !

Posts filed under ‘Environnement’

Un choix «écolonomique»

2010/06/04

Les trois quarts du temps dans la région de Qué­bec, les auto­mo­bi­listes sont seuls dans leur voi­ture. Les chiffres datent de 2008, mais on peut parier qu’ils n’ont guère changé depuis. D’un point de vue écono­mique, c’est un mau­vais choix. D’un point de vue écolo­gique, c’est un très mau­vais choix. Au contraire, inves­tir davan­tage dans les trans­ports en com­mun serait un choix judi­cieux, à la fois ren­table pour les auto­mo­bi­listes et effi­cace comme moyen de réduire la pol­lu­tion et la quan­tité de gaz à effet de serre. Qu’attendons-nous pour agir?

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Petite entente environnementale entre amis

2010/05/21

Ainsi donc, les Fores­tières et cer­tains envi­ron­ne­men­ta­listes ont conclu une entente en lien avec l’exploitation de la forêt boréale. Avec le recul, on com­mence à décou­vrir à quel point cette entente est une insulte pour les popu­la­tions locales concer­nées. Où sont les Pre­mières Nations et les autres habi­tants du vaste ter­ri­toire qu’est la forêt boréale? Où sont les gou­ver­ne­ments? Nulle part. Tout s’est fait en cati­mini.

Bande de paysans !

2010/04/16

Je me rap­pel­le­rai tou­jours ces mots mépri­sants que nous avait lan­cés notre pro­fes­seur de mathé­ma­tiques en secon­daire 4 : « Bande de pay­sans, retour­nez dans vos fermes ». Il faut dire que nous n’étions pas de tout repos. Il m’avait par­ti­cu­liè­re­ment en grippe. C’est dire comme on change dans la vie ! L’ironie veut qu’il avait ensei­gné l’année pré­cé­dente dans une région rurale d’un pays afri­cain dont j’oublie le nom. Pour­quoi me suis-je rap­pelé de cette anec­dote aujourd’hui ? Parce que j’ai lu que le 17 avril est la jour­née mon­diale des luttes pay­sannes. Des pay­sans, des vrais, il y en a encore des mil­lions à tra­vers le monde. Des mil­lions qui sont sacri­fiés sur l’hôtel de notre concep­tion de ce qui est bon pour l’humanité.

Le grand exil

2009/12/10

inf018_003_xPen­dant que les pro et les anti se ren­voient mutuel­le­ment la balle sur la res­pon­sa­bi­lité humaine dans les chan­ge­ments cli­ma­tiques, des dizaines de mil­lions d’êtres humains se pré­parent à vivre le grand exil. Devoir quit­ter sa mai­son et son pate­lin, parce que le sol se dérobe sous nos pieds, parce que le vol­can qu’on croyait endormi ne l’était pas, parce que l’eau monte, monte, monte, ou au contraire devient raris­sime, tous ces “devoir quit­ter” vont se mul­ti­plier; il pour­rait y avoir entre 150 mil­lions et 1 mil­liard d’exilés d’ici 2050, selon que l’on soit opti­miste ou pes­si­miste. Mais ici, au Qué­bec, nous ne nous sen­ti­rons pas vrai­ment concer­nés, sauf si un autre déluge du Sague­nay nous tombe des­sus.

Quand un spin sur les finances publiques cache la profondeur de la crise

2009/08/31

Les édito­ria­listes qué­bé­cois ont l’air, cette semaine, d’un ras­sem­ble­ment de méde­cins du Moyen-Âge autour d’un grand malade. Avec une belle una­ni­mité, tous reprennent le même dis­cours «spin­ner» par le per­son­nel poli­tique du pre­mier ministre Jean Cha­rest: le malade est dans un tel état qu’il va fal­loir lui appli­quer les remèdes les plus extrêmes. Le pro­blème, c’est que le malade en ques­tion — les finances publiques qué­bé­coises — a été sai­gné abon­dam­ment alors même qu’il n’aurait pas dû l’être. En fait, depuis de nom­breuses années, les appren­tis méde­cins édito­ria­listes souffrent d’un virus idéo­lo­gique dont la par­ti­cu­la­rité est de s’attaquer au sens cri­tique. Plu­tôt que de le recon­naître et faire amende hono­rable, nos «méde­cins» conti­nuent de pré­sen­ter les défi­cits sous l’angle de la peste dont il faut se débar­ras­ser le plus rapi­de­ment pos­sible pour favo­ri­ser un «retour à la nor­male».

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