Un choix «écolonomique»
Les trois quarts du temps dans la région de Québec, les automobilistes sont seuls dans leur voiture. Les chiffres datent de 2008, mais on peut parier qu’ils n’ont guère changé depuis. D’un point de vue économique, c’est un mauvais choix. D’un point de vue écologique, c’est un très mauvais choix. Au contraire, investir davantage dans les transports en commun serait un choix judicieux, à la fois rentable pour les automobilistes et efficace comme moyen de réduire la pollution et la quantité de gaz à effet de serre. Qu’attendons-nous pour agir?


Pendant que les pro et les anti se renvoient mutuellement la balle sur la responsabilité humaine dans les changements climatiques, des dizaines de millions d’êtres humains se préparent à vivre le grand exil. Devoir quitter sa maison et son patelin, parce que le sol se dérobe sous nos pieds, parce que le volcan qu’on croyait endormi ne l’était pas, parce que l’eau monte, monte, monte, ou au contraire devient rarissime, tous ces “devoir quitter” vont se multiplier; il pourrait y avoir entre 150 millions et 1 milliard d’exilés d’ici 2050, selon que l’on soit optimiste ou pessimiste. Mais ici, au Québec, nous ne nous sentirons pas vraiment concernés, sauf si un autre
