Dépassée la Fédération professionnelle des journalistes du Québec?

Demandez à n’importe quel quidam à quoi sert la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et il va vous regarder avec des yeux de poisson. Personne, ou à peu près, ne sait ce que fait cette association. Même la blogueuse Michelle Blanc ne semble pas vraiment le savoir, puisqu’elle a comparé la FPJQ à l’ADISQ dans un récent gazouilli. Cette comparaison a fait réagir François Cardinal, un des candidats à la présidence de la FPJQ : «Selon @MichelleBlanc, la FPJQ est l’équivalent de l’ADISQ pour les journalistes… Dur. Vous en pensez quoi? Quel est le problème de la Fédé?»

L’information n’est pas une marque de commerce

L’article Égo inc. de Stéphane Baillargeon (Le Devoir) a suscité une réaction assez vive de l’ex journaliste Jean Thivierge que j’ai relayé sur Twitter, en ajoutant cette phrase que son commentaire m’avait inspiré: “L’arbitraire du marketing journalistique dicte de plus en plus la voie à suivre.” Michelle Blanc, citée dans l’article de Baillargeon, a fortement réagi aux propos de Thivierge (et d’autres). Je vous passe son langage assez direct, mais je retiens que pour elle, le «Personal Branding» dans le domaine journalistique n’est pas un défaut. Est-ce pour autant la voie à suivre? J’en doute.

Quel journal va survivre à Québec?

Mardi soir dernier, j’ai participé à un panel sur l’avenir de l’information médiatique au Café Nagua. Les deux autres panélistes étaient Pierre-Paul Noreau du journal Le Soleil et François Demers du département de communication de l’Université Laval. Comme on peut s’y attendre, personne n,a été en mesure de répondre à la question de l’animateur Raymond Poirier: quel avenir pour l’information médiatique? Pierre-Paul Noreau avouait ce soir-là que la situation financière de son journal est très préoccupante. Les paris sont ouverts sur celui des deux quotidiens de la Capitale nationale qui va devoir mettre la clé dans la porte.

États-Unis: un nouveau rapport se porte à la défense du journalisme indépendant

Il vient tout juste de sortir du four. Il est encore tout chaud. Je ne parle pas d’un gâteau mais bien d’un rapport sur l’avenir du journalisme aux États-Unis. Les auteurs sont un ancien directeur du Washington Post, Leonard Downie, Jr., et le professeur Michael Schudson de l’École de journalisme de l’Université de Columbia. Pour eux, le même Internet qui menace les médias de masse va faire naitre des initiatives porteuses d’espoir. Encore faudra-t-il préserver le journalisme indépendant à travers ces changements.

Les médias doivent retrouver le chemin de l’intérêt public

La privatisation du savoir est un des grands enjeux actuels. Malheureusement, nous avons rarement l’occasion de bien en mesurer les conséquences et d’en débattre. Une des raisons de l’absence de débats publics – sur un phénomène aussi crucial comme sur d’autres enjeux de société – tient au mélange de la concentration des médias et de l’homogénéisation des façons de voir et de faire qui caractérise le domaine de l’information. Les médias sont de moins en moins le service public qu’ils devraient d’abord et avant tout être. C’est Anne-Marie Gingras de l’Universtié Laval (Médias et démocratie: le grand malentendu) qui en faisait le constat dans le cadre d’une des grandes conférences du Forum social québécois, Contre la privatisation du savoir: une responsabilité partagée.

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