Le grand exil
Pendant que les pro et les anti se renvoient mutuellement la balle sur la responsabilité humaine dans les changements climatiques, des dizaines de millions d’êtres humains se préparent à vivre le grand exil. Devoir quitter sa maison et son patelin, parce que le sol se dérobe sous nos pieds, parce que le volcan qu’on croyait endormi ne l’était pas, parce que l’eau monte, monte, monte, ou au contraire devient rarissime, tous ces “devoir quitter” vont se multiplier; il pourrait y avoir entre 150 millions et 1 milliard d’exilés d’ici 2050, selon que l’on soit optimiste ou pessimiste. Mais ici, au Québec, nous ne nous sentirons pas vraiment concernés, sauf si un autre déluge du Saguenay nous tombe dessus.
