Les trois chefs de parti politique qui peuvent prétendre devenir premier ministre du Québec le 8 décembre prochain font face au même adversaire : l’indifférence. La plupart des Québécois auraient préféré ne pas avoir à voter et se seraient volontiers contentés d’un gouvernement minoritaire pour un an ou deux encore. Le plus malheureux dans toute cette histoire est que le prétexte invoqué par Jean Charest ne tient absolument pas la route. Les décisions les plus importantes pour contrer la crise se prennent à Ottawa, pas à Québec, et le gouvernement fédéral est… minoritaire. Pire encore : l’économie canadienne résiste mieux que les autres économies de l’OCDE à la crise financière. Le Canada peut compter sur le pétrole et sur les matières premières dont la demande va demeurer très forte à cause des marchés des pays émergents. La Chine vient d’ailleurs d’annoncer des dépenses de plus de 586 milliards de dollars US pour relancer l’économie mondiale. Ici au Québec, la marge de manoeuvre du gouvernement provincial est à peu près nulle. Le coût des élections est sans aucun doute le pire des placements que Charest pouvait faire en notre nom. Il est vraiment temps qu’il quitte la politique.
Les travaux de la commission Bouchard-Taylor et le rapport qui en découlent vont peut-être permettre de faire un grand ménage printanier. Le nationalisme québécois a besoin d’un nettoyage en profondeur. Encore aujourd’hui, Pauline Marois confond crise identitaire et valeurs communes. C’est bien commode pour défendre l’idée que la culture québécoise est menacée tant que le Québec ne sera pas indépendant, mais c’est une attitude de pyromane qu’elle devrait laisser à Mario Dumont. Suite… (566 words, estimated 2:16 mins reading time)
«Avec le temps va, tout s’en va…» Ce bout de chanson doit trotter dans la tête de Mario Dumont depuis lundi soir. La population est une amante capricieuse. Autant elle peut être généreuse, autant elle peut être cruelle dans ses amours. Il faut dire que Dumont a tout fait pour la décevoir, depuis qu’il a failli devenir son Prince. Mais en amour comme dans le sport, les défaites morales demeurent des défaites. Suite… (325 words, estimated 1:18 mins reading time)
Ainsi, Mario Dumont veut nous ramener à l’époque où la “discipline et l’autorité” règnaient dans les écoles du Québec. Go Mario, go, s’époumonent ses chauds partisans. Exit les commissions scolaires, exit la réforme scolaire, bienvenue dans Retour vers le futur 4, le prochain flop adéquiste. Souhaitons seulement que les Québécois voient enfin Dumont et ses joyeux improvisateurs pour ce qu’ils sont : des amateurs à qui il ne faut surtout pas confier nos enfants. Suite… (289 words, estimated 1:09 mins reading time)
J'aime bien Vincent Marissal, mais je dois avouer que j'ai un gros doute sur ses dernières affirmations. Je ne partage pas du tout son optimisme à propos des accommodements raisonnables, ni celui de Houssein d'ailleurs. S'il n'y avait pas de problème, si tout cela n'était qu'« incidents anecdotiques isolés montés en épingle par les médias et savamment récupérés par un politicien opportuniste » comme l'a écrit aujourd'hui Marissal dans La Presse, nous n'aurions pas à nous taper un profond débat de société. En ce vendredi soir, 22h 05, plus de 5491 personnes avaient pris la peine de répondre à la question de la semaine sur le site de la Commission. Il y a un malaise, et il est à peu près temps que l'abcès soit crevé. Suite... (711 words, estimated 2:51 mins reading time)