Personne ne peut se réjouir du taux de participation à l’élection d’hier au Québec. Certes, le chef libéral Jean Charest a remporté une mince victoire et gagné son pari, mais il aura été le grand responsable d’une cuisante défaite pour la démocratie. Certains se sont abstenus par conviction (Un blogue, une abstention), mais la grande majorité de ceux qui n’ont pas voté l’ont fait parce qu’ils n’en voulaient tout simplement pas de cette élection. Plus de 43,8% d’abstention ! Il faut reculer de plus de huit décennies pour voir une telle désaffection à une élection québécoise. À l’époque, c’est aussi le parti libéral qui l’avait emporté. Tous nos députés sont aujourd’hui investis d’une lourde responsabilité : redonner aux Québécois le goût de se déplacer pour voter, peu importe la température qu’il fera dans quatre ans. Read more... (185 words, 1 image, estimated 44 secs reading time)
Peu importe le taux de participation à l’élection d’aujourd’hui, une chose est certaine : celle-ci ne pourrait pas avoir lieu si des dizaines de milliers de personnes n’avaient pas répondu présent à l’appel des présidentes et présidents d’élection dans les circonscriptions électorales. Lors du scrutin de 2007 et sans doute à nouveau cette fois-ci, plus de 100 000 personnes ont assumé les fonctions nécessaires au bon déroulement de l’élection. Pour avoir suivi une formation en vue de jouer un rôle de scrutateur lors des dernières élections municipales à Québec – fonction que je n’ai pas pu remplir au bout du compte -, je comprends toute l’importance que les femmes et les hommes que l’on appelle «travailleurs d’élection» occupent le jour du scrutin. Bravo et un gros merci aux préposés à la liste électorale, scrutateurs, membres de la table de vérification, préposés à la saisie, directeurs de scrutin et toute autre personne occupant une fonction que je n’aurait pas énuméré. Aujourd’hui, vous êtes les héros dans l’ombre de ce geste hautement démocratique que nous avons le privilège de pouvoir exercer. Read more... (187 words, estimated 45 secs reading time)
Lundi, les électeurs de deux comtés pourraient bien donner à Québec solidaire ses premiers députés. Croisons-nous les doigts. Ce ne serait pas la première fois que des comtés montréalais nous réserveraient des surprises. Saviez-vous que Montréal a même déjà élu un député communiste? Il s’appelait Fred Rose et il a siégé à la Chambre des communes de 1943 à 1946 avant d’être arrêté pour espionnage. Alors, si on a déjà élu un communiste, on peut bien élire des députés d’un parti qui se rapproche beaucoup plus d’un socialisme libertaire que du communisme. Read more... (93 words, estimated 22 secs reading time)
Je dois avouer que j’ai hésité jusqu’à la dernière minute avant de me décider à regarder ou non le débat des chefs. Puis mon intérêt pour la politique a repris le dessus. Le débat de ce soir ne passera pas à l’histoire comme celui de 2003 où Bernard Landry a trébuché, mais c’était tout de même un bon débat. Assez bon pour donner le goût aux Québécois d’aller voter le 8 décembre? Je continue d’en douter. Mais la performance de Dumont, avec lequel je suis plutôt en désaccord, pourrait peut-être enfin lancer la campagne électorale et attirer l’attention du public. Souhaitons-le. La dernière chose dont on a besoin est d’un vote faible. Une petite déception tout de même: j’ai suivi les réactions de Françoise David et je trouve qu’elle aurait pu aller plus vite et plus loin. Mais je maintiens mon choix de voter pour Québec solidaire.
La réponse de Jean Charest lors du débat des chefs au cri du coeur d’un retraité de Saint-Jérôme, monsieur Prévost, a été sans équivoque: retournez travailler. Il ne l’a pas dit, mais c’était tout comme. Son gouvernement a un préjugé favorable à ceux qui ont un salaire. On ne peut pas le lui reprocher. Mais de là à dire qu’il va diminuer l’impôt des personnes retraitées qui retournent sur le marché du travail comme solution à la baisse marquée de la valeur des fonds qu’elles ont investis dans les Réer, il faut le faire !