Charest, Dumont, Marois, même combat
Les trois chefs de parti politique qui peuvent prétendre devenir premier ministre du Québec le 8 décembre prochain font face au même adversaire : l’indifférence. La plupart des Québécois auraient préféré ne pas avoir à voter et se seraient volontiers contentés d’un gouvernement minoritaire pour un an ou deux encore. Le plus malheureux dans toute cette histoire est que le prétexte invoqué par Jean Charest ne tient absolument pas la route. Les décisions les plus importantes pour contrer la crise se prennent à Ottawa, pas à Québec, et le gouvernement fédéral est… minoritaire. Pire encore : l’économie canadienne résiste mieux que les autres économies de l’OCDE à la crise financière. Le Canada peut compter sur le pétrole et sur les matières premières dont la demande va demeurer très forte à cause des marchés des pays émergents. La Chine vient d’ailleurs d’annoncer des dépenses de plus de 586 milliards de dollars US pour relancer l’économie mondiale. Ici au Québec, la marge de manoeuvre du gouvernement provincial est à peu près nulle. Le coût des élections est sans aucun doute le pire des placements que Charest pouvait faire en notre nom. Il est vraiment temps qu’il quitte la politique.

