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À quoi sert un journaliste?

Le 20 octobre pro­chain je par­ti­cipe à un panel sur l’avenir de l’information média­tique au Café Nagua — Quel ave­nir pour l’information média­tique? Le réseau Inter­net a pro­fon­dé­ment bou­le­versé la donne média­tique en quelques années à peine. Là où ça fait par­ti­cu­liè­re­ment mal, c’est dans la baisse de reve­nus des médias, sur­tout des jour­naux. La ques­tion qui se pose, dans ce contexte finan­cier dif­fi­cile, est la sui­vante: qu’arriverait-il si les médias dis­pa­rais­saient et les jour­na­listes avec eux?

L’avenir des entreprises de presse passe par leur diversification éditoriale

Je ne suis pas du genre à embar­quer dans une cer­taine para­noïa qui voit des com­plots par­tout. Tou­te­fois, je n’ai pas pu m’empêcher de trou­ver trou­blant un article écrit par Pierre Dubuc dans L’Autjournal, ce que j’ai signalé sur Twit­ter. Pour ceux qui ne le sau­raient pas, Dubuc est sou­vent invité à la Bourse de l’Actualité de l’émission Samedi et rien d’autre, ani­mée par Joël Le Bigot.

Une nouvelle est une nouvelle est une nouvelle?

Tout indi­vidu peut faire de la nou­velle. Il suf­fit d’être au bon endroit, au bon moment, avec le bon outil. Mais est-ce que pour autant toutes les façons de rap­por­ter une nou­velle se valent? Est-ce qu’une nou­velle dif­fu­sée par un citoyen vaut une nou­velle dif­fu­sée par un média tra­di­tion­nel, papier ou élec­tro­nique. Mai­son­neuve en direct posait aujourd’hui la ques­tion du jour­na­lisme citoyen. «Les moyens [pour publier] sont à por­tée de tous», dit-il d’entrée de jeu à Bruno Gugliel­mi­netti. Les moyens oui, mais est-ce que pour autant ma nou­velle vaut ta nou­velle? Est-ce qu’une nou­velle rap­por­tée par un jour­na­liste vaut plus qu’une nou­velle rap­por­tée par un citoyen sur l’une ou l’autre des pla­te­formes à sa dis­po­si­tion?

Le Journal de Québec fera-t-il ou non du surplace?

Déci­dé­ment, ça bouge dans le monde média­tique. Et je ne parle pas des chan­ge­ments au Jour­nal de Qué­bec. De quoi alors? Avant que je vous le dise, il faut d’abord que vous sachiez que je me suis lancé dans l’aventure d’organiser, avec Nico­las Roberge, un pre­mier Twes­ti­val à Qué­bec. C’est quoi cette bibitte-là? En gros, c’est la com­bi­nai­son des médias sociaux et des bonnes vieilles cam­pagnes de finan­ce­ment de causes sociales. Pour en savoir plus, allez sur ce blogue. Tou­jours est-il que j’ai reçu une demande pour cou­vrir l’événement. Rien de bien anor­mal, me direz-vous. Rien, si ce n’est que la demande est venue d’une journaliste-blogueuse de Sym­pa­tico, San­dra Bel­le­foy (@etolane). Vous devez bien vous deman­der quel est le lien avec le Jour­nal de Qué­bec?

Les journalistes aiment l’école privée

Marie-Andrée Choui­nard vient de jeter tout un pavé dans la mare jour­na­lis­tique du Qué­bec : «…la classe poli­tique — et jour­na­lis­tique, n’en fai­sons aucun mys­tère — a de tout temps poussé sa mar­maille vers le privé.» (Écoles pri­vées– Panier de crabes). Ainsi, les jour­na­listes seraient des parents de la classe moyenne comme les autres, ce dont on se doute bien. Mais ne seraient-ils pas aussi des jour­na­listes de la classe moyenne? Pour le savoir, il fau­drait faire une ana­lyse de la façon dont ils rendent compte du débat plus glo­bal entre le public et le privé.

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