Posts tagged: journaux

Journaux et citoyens: quel type de mariage?

Ima­gi­nons un média où nous pou­vons col­lec­ti­ve­ment déci­der de ce que les jour­na­listes vont cou­vrir. Ima­gi­nons aussi que nous sommes en mesure d’intervenir tout au long de l’enquête jour­na­lis­tique et de l’écriture de l’article. Le jour­na­lisme est-il prêt pour une telle muta­tion? C’est ce que teste en ce moment The Jour­nal Regis­ter Com­pany avec The Ben Frank­lin Pro­ject.

L’idée cen­trale de ce pro­jet est d’inverser le para­digme qui carac­té­rise les médias écrits jusqu’à pré­sent.

Finances du Québec: Claude Picher ne dit pas tout

Un gazouillis de @estherchenard a attiré mon atten­tion ce matin : Le cal­vaire caché des Québécois-ou-la créa­ti­vité comp­table des Libé­raux. http://bit.ly/5vcvrn. Je me suis empressé d’aller voir de quoi il en retour­nait, d’autant plus que les mots créa­ti­vité et Libé­raux côte à côte avaient de quoi m’intriguer. Le lien menait à une chro­nique de Claude Picher (La Presse) qui nous pré­pa­rait au pire, fis­ca­le­ment par­lant. Il man­quait un petit quelque chose dans sa chro­nique.

Faire éclater les articles de journaux

Sur le blogue 4X21, en com­plé­ment d’une réac­tion à une chro­nique d’Yves Bois­vert, Alex Cayla, étudiant à la maî­trise à HEC Mont­réal et blo­gueur qui «par­ti­ci­pait en “obser­va­teur” au Congrès de la FPJQ» (Colette Brin, Pro­jetJ) a émis une hypo­thèse inté­res­sante pour, comme il le dit, «ces­ser de voir l’article comme l’élément de base du pro­ces­sus jour­na­lis­tique». Peut-être serait-il temps égale­ment, pour les blo­gueurs, de sor­tir du para­digme de l’article. Des outils comme Pos­te­rous per­mettent jus­te­ment de faire des col­lages comme celui-ci. Quoiqu’il en soit, la suite du texte est le contenu du com­men­taire que j’ai écrit à la suite du billet de Cayla.

La fin du journalisme… de masse?

Il est plu­tôt iro­nique de consta­ter que le nou­veau pré­sident de la FPJQ, Bryan Myles, n’a pas de compte Twit­ter, alors que son adver­saire, Fran­çois Car­di­nal, en pos­sède un. Car­di­nal est d’ailleurs parmi les jour­na­listes actifs sur le réseau social qu’est Twit­ter. Pour­quoi je vous raconte cela? Parce que la ques­tion essen­tielle à laquelle doivent répondre les jour­na­listes est celle de leur pré­sence publique. Non pas au sens de vedet­ta­riat, mais plu­tôt au sens d’individus qui pos­sèdent une per­son­na­lité. Je n’irais pas jusqu’à dire que les jour­na­listes doivent deve­nir des marques, mais je dirais cer­tai­ne­ment qu’ils doivent être des per­son­na­li­tés publiques pour pou­voir se dis­tin­guer dans la masse de ceux qui nous informent en 2009. Mais ce n’est pas tout. Ils se doivent à tout prix d’éviter de pra­ti­quer un jour­na­lisme de masse, sans cou­leur et sans odeur.

Les médias ont voté Labeaume

Nul besoin de faire une ana­lyse ultra sophis­ti­quée pour réa­li­ser à quel point la cou­ver­ture média­tique de la cam­pagne élec­to­rale muni­ci­pale de Qué­bec a été déba­lan­cée. Une simple recherche avec les mots “Équipe Labeaume” et “Défi vert” en sep­tembre et octobre donne 73 occur­rences dans un cas, 35 dans l’autre. Voyons avec RMQ (47) ou “Renou­veau muni­ci­pal de Qué­bec” (39). Pas­sons aux trois prin­ci­paux can­di­dats (dans l’ordre des résul­tats élec­to­raux: Régis Labeaume (247), “Jeff Fil­lion” (16) et “Yon­nel Bona­ven­ture” (25). Bien sûr, ce n’est pas la seule expli­ca­tion de l’écrasante vic­toire de l’Équipe Labeaume, mais c’est cer­tai­ne­ment une rai­son suf­fi­sante pour s’inquiéter du rôle que les médias ont joué dans celle-ci.

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