Imaginons un média où nous pouvons collectivement décider de ce que les journalistes vont couvrir. Imaginons aussi que nous sommes en mesure d’intervenir tout au long de l’enquête journalistique et de l’écriture de l’article. Le journalisme est-il prêt pour une telle mutation? C’est ce que teste en ce moment The Journal Register Company avec The Ben Franklin Project.
L’idée centrale de ce projet est d’inverser le paradigme qui caractérise les médias écrits jusqu’à présent. Suite… (486 words, estimated 1:57 mins reading time)
Un gazouillis de @estherchenard a attiré mon attention ce matin : Le calvaire caché des Québécois-ou-la créativité comptable des Libéraux. http://bit.ly/5vcvrn. Je me suis empressé d’aller voir de quoi il en retournait, d’autant plus que les mots créativité et Libéraux côte à côte avaient de quoi m’intriguer. Le lien menait à une chronique de Claude Picher (La Presse) qui nous préparait au pire, fiscalement parlant. Il manquait un petit quelque chose dans sa chronique. Suite… (738 words, estimated 2:57 mins reading time)
Sur le blogue 4X21, en complément d’une réaction à une chronique d’Yves Boisvert, Alex Cayla, étudiant à la maîtrise à HEC Montréal et blogueur qui «participait en “observateur” au Congrès de la FPJQ» (Colette Brin, ProjetJ) a émis une hypothèse intéressante pour, comme il le dit, «cesser de voir l’article comme l’élément de base du processus journalistique». Peut-être serait-il temps également, pour les blogueurs, de sortir du paradigme de l’article. Des outils comme Posterous permettent justement de faire des collages comme celui-ci. Quoiqu’il en soit, la suite du texte est le contenu du commentaire que j’ai écrit à la suite du billet de Cayla. Suite… (404 words, estimated 1:37 mins reading time)
Il est plutôt ironique de constater que le nouveau président de la FPJQ, Bryan Myles, n’a pas de compte Twitter, alors que son adversaire, François Cardinal, en possède un. Cardinal est d’ailleurs parmi les journalistes actifs sur le réseau social qu’est Twitter. Pourquoi je vous raconte cela? Parce que la question essentielle à laquelle doivent répondre les journalistes est celle de leur présence publique. Non pas au sens de vedettariat, mais plutôt au sens d’individus qui possèdent une personnalité. Je n’irais pas jusqu’à dire que les journalistes doivent devenir des marques, mais je dirais certainement qu’ils doivent être des personnalités publiques pour pouvoir se distinguer dans la masse de ceux qui nous informent en 2009. Mais ce n’est pas tout. Ils se doivent à tout prix d’éviter de pratiquer un journalisme de masse, sans couleur et sans odeur. Suite… (545 words, estimated 2:11 mins reading time)
Nul besoin de faire une analyse ultra sophistiquée pour réaliser à quel point la couverture médiatique de la campagne électorale municipale de Québec a été débalancée. Une simple recherche avec les mots “Équipe Labeaume” et “Défi vert” en septembre et octobre donne 73 occurrences dans un cas, 35 dans l’autre. Voyons avec RMQ (47) ou “Renouveau municipal de Québec” (39). Passons aux trois principaux candidats (dans l’ordre des résultats électoraux: Régis Labeaume (247), “Jeff Fillion” (16) et “Yonnel Bonaventure” (25). Bien sûr, ce n’est pas la seule explication de l’écrasante victoire de l’Équipe Labeaume, mais c’est certainement une raison suffisante pour s’inquiéter du rôle que les médias ont joué dans celle-ci. Suite… (456 words, estimated 1:49 mins reading time)