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Posts tagged with ‘pauvreté’

Un tramway nommé Hamad

2010/06/14

Dans un récent édito­rial, J. Jacques Sam­son s’en prend au Col­lec­tif pour un Qué­bec sans pau­vreté, qua­li­fiant sa soli­da­rité d’unidirectionnelle. Avait-il seule­ment lu ce que reproche le Col­lec­tif au plan de lutte à la pau­vreté du ministre Sam Hamad, avant de le cru­ci­fier ainsi sur la place publique, écor­chant au pas­sage «ceux pour qui la dépen­dance totale de l’État est (…) le choix d’un mode de vie.» ? Déci­dé­ment, l’image des pauvres qui le sont par leur propre faute a la vie dure.

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Les pauvres ne font pas la une

2010/02/08

Un enfant sur dix vit dans la pau­vreté au Canada. Chez les Pre­mières nations, c’est un sur quatre. Pour­tant, en 1989 la Chambre des com­munes avait voté à l’unanimité l’élimination de la pau­vreté pour l’an 2000. Le fédé­ral et toutes les pro­vinces et les Ter­ri­toires rati­fiaient, la même année, la Conven­tion sur les droits de l’enfant. Certes, il y a bien eu les «JO de la pau­vreté» dimanche der­nier à Van­cou­ver, mais ceux-ci ne font pas le poids devant le rou­leau com­pres­seur média­tique des Jeux olym­piques d’hiver. Même ici à Qué­bec, nous serions insen­sibles à la pau­vreté. Il est vrai que les pauvres ne font pas aller les neu­rones de Clo­taire Rapaille.

Itinérance: l’ignorance coûte cher

2009/11/11

Fer­mez les yeux. Ima­gi­nez que vous croi­sez une per­sonne iti­né­rante. Quel visage vous vient à l’esprit? Un homme titu­bant, aux che­veux et la barbe hir­sute? L’image clas­sique de l’itinérance, en somme. Une image que les médias nous ren­voient sans cesse. Il ne leur vien­drait pas à l’idée de mon­trer des femmes et des enfants, avec en légende: «per­sonnes iti­né­rantes». Il ne leur vien­drait pas non plus à l’idée de rap­por­ter le fait qu’une per­sonne qu’on laisse som­brer sans aide dans sa condi­tion d’itinérance, ça coûte pas mal cher. Qui a dit ça? Encore Amir Kha­dir?

C’est la saison de la pauvreté

2009/10/14

La pau­vreté n’a pas de sai­son. C’est plu­tôt l’aide aux pauvres qui en a une: l’automne. Je me fai­sais cette réflexion ce matin, dans le cadre de la cam­pagne annuelle de Cen­traide, en écou­tant le témoi­gnage d’une femme for­mi­dable, Nor­mande Lévesque, de l’organisme La Baratte. Je n’en suis tout sim­ple­ment pas revenu de tout ce que réus­sit à faire cet orga­nisme avec le peu de moyens dont il dis­pose. Allez voir leur site pour vous en convaincre (www.labaratte.ca). Un fait m’a frappé dans ce que madame Lévesque nous a raconté: être pauvre, ce n’est pas que man­quer d’argent.

N’avons-nous pas honte de forcer les riches à nous venir en aide?

2009/10/12

André Cha­gnon a réussi à ama­douer nos par­le­men­taires avec ses offres de par­te­na­riats publics-privés sociaux. Est-il nor­mal que j’éprouve un grand malaise face à ces belles mani­fes­ta­tions de géné­ro­si­tés? Après avoir assisté samedi der­nier à un ate­lier du Forum social qué­bé­cois sur ce phé­no­mène, j’ai plu­tôt l’impression que c’est le contraire qui est anor­mal. Avons-nous tel­le­ment perdu de vue le sens de la res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive qui s’exprimait à tra­vers les inter­ven­tions de l’État que des riches phi­lan­thropes doivent s’offrir pour régler les pro­blèmes sociaux?

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