Nul besoin de faire une analyse ultra sophistiquée pour réaliser à quel point la couverture médiatique de la campagne électorale municipale de Québec a été débalancée. Une simple recherche avec les mots “Équipe Labeaume” et “Défi vert” en septembre et octobre donne 73 occurrences dans un cas, 35 dans l’autre. Voyons avec RMQ (47) ou “Renouveau municipal de Québec” (39). Passons aux trois principaux candidats (dans l’ordre des résultats électoraux: Régis Labeaume (247), “Jeff Fillion” (16) et “Yonnel Bonaventure” (25). Bien sûr, ce n’est pas la seule explication de l’écrasante victoire de l’Équipe Labeaume, mais c’est certainement une raison suffisante pour s’inquiéter du rôle que les médias ont joué dans celle-ci. Read more... (456 words, estimated 1:49 mins reading time)
La privatisation du savoir est un des grands enjeux actuels. Malheureusement, nous avons rarement l’occasion de bien en mesurer les conséquences et d’en débattre. Une des raisons de l’absence de débats publics – sur un phénomène aussi crucial comme sur d’autres enjeux de société – tient au mélange de la concentration des médias et de l’homogénéisation des façons de voir et de faire qui caractérise le domaine de l’information. Les médias sont de moins en moins le service public qu’ils devraient d’abord et avant tout être. C’est Anne-Marie Gingras de l’Universtié Laval (Médias et démocratie: le grand malentendu) qui en faisait le constat dans le cadre d’une des grandes conférences du Forum social québécois, Contre la privatisation du savoir: une responsabilité partagée. Read more... (619 words, estimated 2:29 mins reading time)