Posts tagged: services publics

Groupe de travail sur la tarification des services publics inc.

«Les tarifs consti­tuent un outil essen­tiel pour gérer nos com­por­te­ments col­lec­tifs de la façon la plus effi­cace pos­sible», écrit le Groupe de tra­vail sur la tari­fi­ca­tion des ser­vices publics dans le rap­port qu’il a remis aujourd’hui à la ministre des Finances du Qué­bec. Tout était dit. Les Qué­bé­cois seraient des insou­ciants et des irres­pon­sables. Ce rap­port est vrai­ment de la même eau que celui du Groupe Cas­ton­guay sur le finan­ce­ment du sys­tème de santé.

La hausse des tarifs pour les biens publics mène à l’exclusion sociale

Dans un avis remis au gouvernement du Québec, le Comité consultatif québécois de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale s'inquiète des nombreuses hausses tarifaires des dernières années pour des biens publics jugés essentiels. «Les taxes à la consommation, les dividendes des sociétés d’État, les droits et permis occupent une place de plus en plus importante dans les revenus du Québec», écrit le Comité qui ajoute que cette tendance à recourir davantage à la tarification n'est pas sans nuire aux conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale.

Le fond du baril de l’absurdité

Le professeur d'économie François Vaillancourt et l'étudiant Bryan Breguet proposent dans le journal La Presse (version papier) d'appliquer le principe de l'utilisateur payeur pour régler la question des accommodements raisonnables. Il se trouve qu'un certain Bryan Breguet a été directeur des affaires politiques de la Commission des jeunes de l’ADQ. Il est en rupture avec ce parti, comme il l'écrit sur son blogue. Quant à François Vaillancourt, il s'agit de l'économiste qui avait évalué pour le parti libéral du Québec le coût du cadre financier de l'ADQ lors des dernières élections. Le PLQ a un préjugé favorable à ce fameux principe de l'utilisateur payeur, mais cela irait-il jusqu'à proposer de s'en servir comme aide à la prise de décision dans une question aussi complexe? J'ose croire que non.

Une question à Joseph Facal

L’autre jour, je me suis per­mis d’intervenir sur le blogue de Joseph Facal. J’y ai posé la ques­tion sui­vante : sur quelle base déter­mi­ner ce qui doit rele­ver de l’État et ce qui relève du privé ? À mon humble avis, ai-je pour­suivi, la dis­tinc­tion ne doit pas se faire en fonc­tion du coût, mais plu­tôt des cri­tères et des valeurs qui servent à faire cette dis­tinc­tion. Autre­ment dit, il fau­drait ces­ser de voir un pro­blème écono­mique (le privé serait plus effi­cace que le public, ce qui reste à prou­ver) là où il y a d’abord et avant tout un pro­blème politique.

Deux exemples :

  1. Doit-on ins­tau­rer ou non le péage sur les auto­routes ? Per­son­nel­le­ment, je crois que c’est une bonne idée. Mais pour­quoi confier au privé ce que l’État pour­rait tout à fait prendre à sa charge ?

Tony Blair l’imposteur

Voici un homme qui a salué l’élection de Nico­las Sar­kozy au moment où il s’apprêtait à annon­cer qu’il quitte la scène poli­tique. C’est le même homme qui était copain-copain avec George W. Bush. Le même homme qui a fait des par­te­na­riats public-privé un des pivots de sa poli­tique inté­rieure. Bref, l’homme d’un néo­tra­vaillisme très conser­va­teur.

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