Les médias nous trompent parfois. Les autres fois, nous nous trompons nous-mêmes.

Journalisme et avenir des médias au Québec: où est le mot citoyen?

Les divers forums de dis­cus­sion du Groupe de tra­vail sur le jour­na­lisme et l’avenir des médias au Qué­bec sont peu fré­quen­tés. À vrai dire, on y enten­drait voler une mouche si cha­cun de ces forums était une salle. Sommes-nous à court d’idée sur les sujets de dis­cus­sion pro­po­sés dans les quatre axes de recherche du groupe de tra­vail? Ne serait-ce pas plu­tôt parce que ce qui pré­oc­cupe les jour­na­listes n’équivaut pas à ce qui pré­oc­cupe le reste de la société par rap­port à l’information? Au fait, que voulons-nous au juste?

Journaux et citoyens: quel type de mariage?

Ima­gi­nons un média où nous pou­vons col­lec­ti­ve­ment déci­der de ce que les jour­na­listes vont cou­vrir. Ima­gi­nons aussi que nous sommes en mesure d’intervenir tout au long de l’enquête jour­na­lis­tique et de l’écriture de l’article. Le jour­na­lisme est-il prêt pour une telle muta­tion? C’est ce que teste en ce moment The Jour­nal Regis­ter Com­pany avec The Ben Frank­lin Pro­ject.

L’idée cen­trale de ce pro­jet est d’inverser le para­digme qui carac­té­rise les médias écrits jusqu’à pré­sent.

Chère madame Bissonnette

Je tiens d’abord à vous dire à quel point vous êtes pour moi un modèle dont nous devrions tous nous ins­pi­rer. Je vous remer­cie d’avoir à cœur à la fois la qua­lité du jour­na­lisme et celle des débats publics. C’est tout à votre hon­neur. Aujourd’hui, en lisant l’entrevue que vous avez accor­dée à Antoine Robi­taille dans Le Devoir, j’ai enfin com­pris votre grande réti­cence à embras­ser le Web 2.0: vous crai­gnez d’y être englouti comme le furent jadis les per­son­nages de cette télé-série amé­ri­caine «The Time Tun­nel» (titre trouvé grâce à @nomad411).

Y-a-t-il des économistes dans nos salles de rédaction?

Le chat est sorti du sac. De nom­breux médias ont repris sans les véri­fier les chiffres du Fra­ser Ins­ti­tute sur les aug­men­ta­tions de taxes qu’auraient subi les familles cana­diennes depuis 1961. Une hausse de plus de 1,624% ! Le chiffre est gros. Ça fait une belle man­chette. Le pro­blème, c’est que ce chiffre est exa­géré et qu’il ne tient pas compte des nou­veaux ser­vices publics qui se sont ajou­tés depuis un demi-siècle. Parmi ceux-ci figurent le fonds de pen­sion et l’assurance mala­die. Une baga­telle.

Pris la main dans la mine

Alter­Net n’est pas le média le plus lu aux États-Unis. Les Amé­ri­cains auraient pour­tant inté­rêt à le fré­quen­ter davan­tage. Ils y ver­raient l’envers du décors de la réus­site écono­mique dont se vantent des spé­cu­la­teurs finan­ciers à la mora­lité dou­teuse. Le finan­ce­ment de l’entreprise exploi­tant la mine qui a récem­ment explosé en Vir­gi­nie occi­den­tale, Mas­sey Energy, est par­ti­cu­liè­re­ment révé­la­teur de l’esprit tordu qui les anime.

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes

Staypressed theme by Themocracy