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Tout savoir sur le tensiomètre et son utilisation8 min read

Tout savoir sur le tensiomètre et son utilisation

Tout le monde sait qu’une élévation brusque et une baisse importante de la tension artérielle peuvent s’avérer dangereuses pour la santé. C’est pourquoi on devrait régulièrement la mesurer. En fait, il s’agit de la pression que le sang exerce sur la paroi des artères.

Ces derniers sont les vaisseaux sanguins qui acheminent le sang vers les autres organes en partant du cœur. L’augmentation de la tension ou hypertension artérielle constitue un des facteurs de risque de développement de maladies cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, maladie réno vasculaire, rétinopathie, AVC…). La tension peut revenir à la normale si elle est stabilisée au plus vite grâce aux traitements médicaux adéquats. On peut ainsi prévenir les risques de pathologies cardiaques graves.

Cependant, la plupart du temps, on ne sait pas qu’on est hypertendu. Ce n’est qu’à un stade avancé de la maladie que le diagnostic est établi. Certains signes peuvent indiquer une hausse de la tension artérielle, mais on n’y attache pas plus d’attention. À titre d’exemple, les douleurs au niveau de la nuque, des céphalées, des vomissements, des saignements du nez… De plus, ces signes peuvent encore se confondre avec d’autres pathologies. D’où l’intérêt de l’utilisation du tensiomètre. En effet, cet appareil sert à mesurer la tension et à suivre son évolution.

Si au début, c’était un équipement encombrant et destiné aux professionnels de santé, il existe aujourd’hui de petits modèles de poche, qu’on peut transporter partout et accessible au public. Avec la hausse du nombre de personnes hypertendues, le tensiomètre n’est plus réservé au corps médical. Chaque foyer devrait en avoir au moins un et l’utiliser de façon régulière.

Les différents tensiomètres :

En général, il y a deux types de tensiomètres : le tensiomètre manuel et le tensiomètre électronique.

Au tout début, le tensiomètre manuel était composé de poids et de leviers. Ce n’est qu’en 1905, qu’un appareil proche du modèle actuel a vu le jour. Étant assez difficile à manipuler, on le retrouve surtout dans les hôpitaux et les cabinets médicaux. Pour l’utiliser, le stéthoscope est indispensable. Il n’a pas besoin de pile ou de batterie. Ainsi, il semble être le plus économique.

Actuellement, deux sortes de tensiomètres manuels existent sur le marché : le tensiomètre monopoire et le tensiomètre monobrassard. Le premier est celui qu’on rencontre le plus fréquemment, car la poire et le brassard sont séparés ; ce qui le rend plus maniable. D’ailleurs, il est livré avec des brassards différents pour convenir à toutes les tailles.

Le tensiomètre électronique est plus récent. Ce sont les Japonais, via la compagnie Panasonic, qui ont créé le premier modèle en 1993. Ne demandant aucune connaissance médicale particulière, il peut être utilisé par tout le monde, que l’on soit du corps médical ou non. Certains modèles sont capables de transférer des données vers des Smartphones, de les mémoriser ou de calculer les moyennes.

De nos jours, il existe des tensiomètres dotés de boite vocale. Leurs résultats sont plus fiables et ils sont d’autant plus pratiques. Il en existe deux sortes : ceux à mettre sur le bras et ceux à apposer sur le poignet. Leur différence réside dans leur taille. Le tensiomètre au bras est plus grand avec des chiffres plus lisibles. Tandis que celui au poignet est plus petit et plus léger.

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Comment ça marche ?

Quel que soit votre modèle de tensiomètre, il indique toujours la pression artérielle systolique et diastolique. La première dont le chiffre apparaissant est souvent plus élevé est liée à la contraction du cœur. Tandis que la seconde, plus faible, représente la pression lorsque le cœur se relâche.

Pour obtenir ces deux chiffres, tous les tensiomètres suivent le même principe : la compression et la décompression de l’artère par le brassard. Ils se font automatiquement pour le tensiomètre électronique et à l’aide de la poire pour le tensiomètre manuel.

Tout commence par la compression. Le brassard serre petit à petit le bras ou le poignet. Lorsque la pression exercée par le brassard est supérieure à la pression dans les artères, le sang ne coule pas. Si on utilise un tensiomètre manuel, on n’entend aucun bruit. Ensuite, il y a la décompression. Quand la pression du brassard diminue, le sang recommence à couler dans les artères. Un bruit synchrone aux battements cardiaques se fait alors entendre dans le stéthoscope. Le chiffre indiqué sur le manomètre correspond à la pression artérielle systolique. C’est le premier chiffre affiché sur l’écran.

Le brassard se dégonfle progressivement, les bruits s’atténuent également. Lorsque la pression du brassard devient inférieure à la tension, il n’y a plus de bruit. Le chiffre indiqué sur le manomètre à cet instant correspond à la pression artérielle diastolique, qui est représentée par le second chiffre sur l’écran.

La tension artérielle n’est pas une valeur constante, une petite situation de stress, un peu d’effort physique ou trop de fatigue peut suffire à faire varier celle-ci. Pour qu’elle soit interprétable, une seule prise ne suffit pas. Il faut la renouveler 4 fois par jour pendant 3 jours successifs : 2 fois le matin et 2 fois le soir, avec un intervalle de 3 minutes entre les deux prises. La mesure doit se faire dans un endroit calme, après un temps de repos d’environ 30 minutes et au moins 15 minutes après le repas. L’idéal est de la faire en position demi-assise ou assise.

Comment s’en servir et comment interpréter les résultats ?

Même pour un personnel médical, le tensiomètre manuel est assez difficile à manipuler pour effectuer des automesures, car cette opération requiert l’utilisation des deux mains.

On commence par la mise en place du brassard. Il est à mettre directement sur le bras à 2 cm du pli du coude. La tubulure à air doit se trouver dans l’axe de la paume de la main.

Ensuite, il faut palper le pouls huméral et y placer directement le pavillon du stéthoscope avec une main.

Avec l’autre main, on attrape la poire et on ferme le robinet qui se situe sur sa partie supérieure.

Pour gonfler le brassard, il faut compresser la poire dans sa paume. En même temps, on regarde l’aiguille sur le manomètre. Normalement, aucun bruit ne devrait être audible après compression du bras, sinon il faut continuer à gonfler jusqu’à ce qu’aucun son ne soit entendu.

On passe ensuite au dégonflage. Pour ce faire, on ouvre progressivement le robinet. Le premier bruit entendu correspond à la pression artérielle systolique et le dernier, à la pression artérielle diastolique.

Pour finir, on retire le stéthoscope et on laisse le brassard se dégonfler totalement avant de l’enlever.

Pour les ménages, le tensiomètre électronique est plus facile à utiliser. Selon le modèle, on le met soit sur le bras, soit sur le poignet. La mesure se fait en position assise, le dos droit et les pieds posés au sol. Comme pour le tensiomètre manuel, on commence par la mise en place du brassard. Il est à installer directement sur le bras, à 2 cm du pli du coude. De préférence, la prise de la tension se fait sur le bras gauche. La tubulure doit se trouver également dans l’axe de la paume de la main. Si c’est un tensiomètre à poignet, il faut le mettre à 1 cm de la main. L’écran, parallèle à la paume. Ensuite, on approche le tensiomètre du cœur et on l’active. Pendant la mesure, il ne faut ni parler ni bouger.

Après la mesure, il faut noter les différents résultats pour les comparer ultérieurement. Normalement, la valeur de la tension artérielle est de 12/8 cmHg. Toute valeur supérieure ou égale à 14 cmHg en systolique et supérieure ou égale à 9 cmHg, en diastolique nécessite une consultation médicale. De même, lorsqu’elle est trop basse, inférieure ou égale à 8/6, il faut contacter un médecin.

Bien évidemment, pour un résultat fiable, le choix du matériel est primordial. À utiliser à la maison ou pour usage professionnel, le tensiomètre électronique cardio maxi est une bonne alternative. Il est facile à manipuler et donne des informations précises qui incluent la fréquence cardiaque, la date et l’heure de la prise, en outre. L’appareil est doté d’un large écran pour un meilleur affichage des résultats et il est capable de sauvegarder 100×2 mesures.

Pour encore plus de précision, il y a le tensiomètre électronique professionnel Spengler es 60. Son prix est relativement plus cher que le premier, mais en plus des valeurs de la tension systolique et diastolique usuels, il calcule également la pression artérielle moyenne. Grâce à son écran lumineux, on peut l’utiliser même quand il fait noir. Aussi, il est pourvu d’une mémoire de 60 enregistrements et d’une autonomie de 1 000 prises avec la sauvegarde de la dernière mesure.

Pour ceux qui préfèrent le tensiomètre classique, il mieux vaut se servir du tensiomètre manuel monopoire 4 brassards. Il est livré avec des brassards pour nourrisson, pour enfant, pour adulte et pour des personnes en surpoids. Pour plus d’information, n’hésitez pas à visiter notre site.

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